Poésies, 1900· II Tableaux parisiens et paysages
Paysage
L’automne à Chaville est superbe ;Le bois par place est resté vert ;Ailleurs, tournant au vent d’hiver,Les feuilles s’abattent sur l’herbe ;Mais les grands chênes, fiers encor,Gardent leur parure tenace,Et sentant que le froid menace,S’habillent de cinabre et d’or.Qu’importe si le ciel est sombre,Quand on a la claire forêt ?Son feuillage ardent qui paraîtPlus radieux au sein de l’ombreNous garde en ses rameaux vermeils,Dans ses feuilles d’or pur baignéesEt de longs rayons imprégnées,Le souvenir des vieux soleils.
1883.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources