Poésies, 1900· I Sonnets
Bourgeoise mure
Donc, j’aime la bourgeoise mûreInquiète de sa beauté,Dont le corsage incontestéVa se bombant comme une armure.
Mélancolique, elle murmure :« Peut-être suis-je ayant été ? »Juteux, et plus brun qu’une mûre,C’est le fruit de l’extrême été.
Au diable la maigre cousine, .Et vivent les charmes rassisDe ma bonne grosse voisine,
Où le désir s’emmagasine,Et de qui s’exhale, assassine,Une odeur de balais roussis !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources