Poésies, 1900· I Sonnets
La coca
A mon ami Angelo Mariani.
S’il est des herbes assassines,D’autres gardent, baumes discrets,L’âme innocente des forêts,Sous l’écorce, au nœud des racines.
Primordiales médecinesQue les mages, les inspirés,Fixent en tout puissants extraits,Dans leurs absconses officines.
Allume donc ton Athanor,Et laisse Flamel créer l’or ;Toi, souriant, l’âme ravie,
Grâce à cette fleur de CocaQue Manco-capac t’indiqua,Tu nous distilleras la vie.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Paul Arène, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1900· numérisation gallica.bnf.fr· Sources