Poésies, 1833· Mes heures perdues
Sonnet à mon ami R***
J’avais toujours rêvé‖ le bonheur en ménage,Comme un port où le cœur,‖ trop longtemps agité,Vient trouver, à la fin‖ d’un long pèlerinage,Un dernier jour de calme‖ et de sérénité.
Une femme modeste, à peu près de mon âgeEt deux petits enfants‖ jouant à son côté ;Un cercle peu nombreux‖ d’amis du voisinage,Et de joyeux propos‖ dans les beaux soirs d’été.
J’abandonnais l’amour‖ à la jeunesse ardenteJe voulais une amie,‖ une âme confidente,Où cacher mes chagrins,‖ qu’elle seule aurait lus ;
Le ciel m’a donné plus‖ que je n’osais prétendre ;L’amitié, par le temps,‖ a pris un nom plus tendre,Et l’amour arriva‖ qu’on ne l’attendait plus.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abab abab ccd eed
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a ménage / pèlerinage féminine, classiqueb agité / sérénité masculine, classiquea âge / voisinage féminine, classiqueb côté / d’été masculine, classiquec ardente / confidente féminine, classiqued lus / plus masculine, classiquee prétendre / tendre féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, H. Floury, éditeur, 1900· numérisation archive.org· Sources