Les stalactites, 1846
« Toute cette nuit nous avons »
Toute cette nuit nous avonsRelu le vieil ami ShakspereAux beaux endroits que nous savons,Et voici que la nuit expire.
Nous avons longtemps veillé, maisNous lisions le poëte unique,Et la sombre nuit n’eut jamaisPlus d’étoiles à sa tunique.
Phœbé, qu’en riant nous troublons,Va s’enfuir, et le jour va naître,Et ma voisine aux cheveux blondsViendra se mettre à sa fenêtre.
Ah ! lorsque vous allez venir,Ma voisine, en jupe de toile,Nous ne suivrons du souvenirAucun beau vers, aucune étoile.
Vous apparaîtrez comme un lys,Avec votre guimpe croisée,Au milieu des volubilisQui couronnent votre croisée ;
Et nous, nous analyserons,Sans redouter qu’elle nous mente,Sous son rideau de liseronsVotre tête simple et charmante.
Avril 1843.
Versification
- Forme
- 6 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 6(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 6 quatrains
- Mots à la rime
- a avons / savons masculine, classiqueb Shakspere / expire féminine, classiquea mais / jamais masculine, classiqueb unique / tunique féminine, classiquea troublons / blonds masculine, classiqueb naître / fenêtre féminine, classiquea venir / souvenir masculine, classiqueb toile / étoile féminine, classiquea lys / volubilis masculine, classiqueb croisée féminine, classiquea analyserons / liserons masculine, classiqueb mente / charmante féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 4.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
24 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de Théodore de Banville. Les stalactites, Odelettes, Améthystes, Le Forgeron., Paris, Alphonse Lemerre, éditeur, 1889· numérisation poesies.net· Sources