Les Pleureuses, 1895· La lampe
La lettre
Doucement,
Je t’écris, et la lampe écoute.L’horloge attend à petits coups ;Je vais fermer les yeux sans douteEt je vais m’endormir en nous…
La lampe est douce et j’ai la fièvre ;On n’entend que ta voix, ta voix…J’ai ton nom qui rit sur ma lèvreEt ta caresse est dans mes doigts.
J’ai notre douceur de naguère ;Ton pauvre cœur sanglote en moi ;Et mi-rêvant, je ne sais guèreSi c’est moi qui t’écris, ou toi…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a écoute / doute féminine, classiqueb coups / nous masculine, classiquea fièvre / lèvre féminine, classiqueb voix / doigts masculine, classiquea naguère / guère féminine, classiqueb moi / toi masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Pleureuses, Paris, Ernest Flammarion, éditeur, 1920· numérisation poesies.net· Sources