Les Pleureuses, 1895· Le soir en fête
Le sourire
Le sourire c’est ce qu’on donne.
Ma sœur, quand tu souris, on croitQue c’est ton âme sur la terre…Mais pour moi, c’est le grand mystèreQui m’éblouit au seuil de toi !
Pourtant, ton rire de lumièreRestera notre pureté.Ce sera dans l’éternitéNotre vague et pauvre prière.
Notre prière et notre foi,Et ton regard dans notre église ;Ce sera l’image préciseDe ta bouche qui pense à moi.
Après toute métamorphose,Lorsque le soir sera l’oubli,Je verrai ton rire pâliRester comme la seule chose.
Jusqu’au moment assoupissantOù calme à tes mains disparuesDans le vieux rêve de nos rues,Je passerai comme un passant.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abba)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a croit / toi masculine, non classiqueb terre / mystère féminine, classiquea lumière / prière féminine, classiqueb pureté / l’éternité masculine, classiquea foi / moi masculine, classiqueb église / précise féminine, classiquea métamorphose / chose féminine, classiqueb l’oubli / pâli masculine, classiquea assoupissant / passant masculine, classiqueb disparues / rues féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Pleureuses, Paris, Ernest Flammarion, éditeur, 1920· numérisation poesies.net· Sources