Œuvres complètes de Béranger, 1839
À mademoiselle ***
EN LUI ENVOYANT MES DERNIÈRES CHANSONS
Air : Muse des bois, etc.
Accueillez-les ces chansons où ma MuseVous peint l’amour tout prêt à m’échapper ;Vante la Gloire, ombre qui nous abuse,Qu’un jour produit, qu’un jour peut dissiper.L’un est pour vous un dieu sans importance,L’autre séduit votre esprit hasardeux.Quant à l’Amour, moi je soutiens, Hortense,Qu’il est encor le moins trompeur des deux.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Béranger, Paris, H. FOURNIER AÎNÉ, ÉDITEUR, 1839· numérisation wikisource.org· Sources