Poésies, 1845‑1858· Poèmes et poésies
Béatrice
Tanto gentile e tanto onesta pare
La donna mia quand’ ella altrui saluta…Dante(Vita Nuova).
Pour saluer,‖ quand d’un air gracieuxDe son blanc voile‖ elle écarte les frangesEt vous sourit,‖ plein de troubles étranges,On fait silence‖ et l’on baisse les yeux.Elle s’avance,‖ au milieu des louanges,Le front empreint‖ de la pudeur des cieux ;Par l’Éternel‖ envoyée en ces lieuxPour nous montrer‖ le plus divin des anges.Son œil répand‖ la joie au fond du cœur ;Elle paraît,‖ et brillante on l’admire ;On aime, on suit‖ son ascendant vainqueur ;Sa lèvre rose‖ en souriant respireUn doux parfum‖ d’amour et de langueurQui va disant‖ à notre âme : Soupire !
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba baab cdc dcd
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a gracieux / yeux masculine, classiqueb franges / étranges féminine, classiqueb louanges / anges féminine, classiquea cieux / lieux masculine, classiquec cœur / vainqueur / langueur masculine, classiqued l’admire / respire / Soupire féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Prosper Blanchemain, Paris, LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE - ÉDOUARD ROUVEYRE, 1880· numérisation archive.org· Sources