Poésies, 1845‑1858· Idéal
Le bosquet de roses
Il est, au fond de ton jardin,Un banc sous un bosquet de roses,Où tu vas lire et te reposesQuand le jour est à son déclin.
Les fleurs en sont-elles écloses ?
Sur ce banc-là j’allais m’asseoir,O souriante destinée !A mon bonheur de la journéeBien longtemps j’y rêvais le soir.
J’y veux retourner cette année.
Là, j’écrivis avec émoiCes vers où, pressentant d’avanceLes chagrins de la longue absence,Je te disais : « Rappelle-toi ! »
Hors l’amitié, tout doit finir ;Tout s’enfuit au vent et s’effeuille,Jusqu’à la fleur que ta main cueilleSur le rosier du souvenir.
Oh ! que j’en voudrais une feuille !
Avril 1855.
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 4[abbab]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a jardin / déclin masculine, classiqueb roses / reposes / écloses féminine, classiquea m’asseoir / soir masculine, classiqueb destinée / journée / année féminine, classiquea émoi / Rappelle-toi masculine, classiqueb d’avance / absence / souvenance féminine, classiquea finir / souvenir masculine, classiqueb s’effeuille / cueille / feuille féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Prosper Blanchemain, Paris, LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE - ÉDOUARD ROUVEYRE, 1880· numérisation archive.org· Sources