Poésies, 1845‑1858· Poèmes et poésies
Mélancolie
Ses grands yeux noirs,‖ pensifs et veloutés,Nagent baignés‖ dans un brillant fluide ;Et la lumière‖ y pose un point humide,Un diamant‖ aux tremblantes clartés.Mais son sourire‖ a de tristes beautés,Sa gaîté voile‖ une douleur timide ;L’âme que Dieu‖ mit dans ce corps splendidePorte le deuil‖ des cieux qu’elle a quittés.Prêtez l’oreille‖ à sa voix musicale :C’est une harpe‖ aux chants mélodieux,Mais dont toujours‖ un son plaintif s’exhale.Quel deuil secret‖ rend ce cœur soucieux ?Dieu seul connaît‖ cette énigme fatale :Vivre est un mal‖ dont on guérit aux cieux !
9 Décembre 1851.
Versification
- Forme
- Sonnet classique (sonnet)
- Rimes
- abba abba cdc dcd
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Mots à la rime
- a veloutés / clartés masculine, classiqueb fluide / humide féminine, classiquea beautés / quittés masculine, classiqueb timide / splendide féminine, classiquec musicale / s’exhale / fatale féminine, classiqued mélodieux / soucieux / cieux masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Prosper Blanchemain, Paris, LIBRAIRIE ANCIENNE ET MODERNE - ÉDOUARD ROUVEYRE, 1880· numérisation archive.org· Sources