Le lutrin, 1674‑1683
Chant v
L’Aurore cependant,‖ d’un juste effroi troublée,Des chanoines levés‖ voit la troupe assemblée,Et contemple longtemps,‖ avec des yeux confus,Ces visages fleuris‖ qu’elle n’a jamais vus.Chez Sidrac aussitôt‖ Brontin d’un pied fidèleDu pupitre abattu‖ va porter la nouvelle.Le vieillard, de ses soins‖ bénit l’heureux succès,Et sur un bois détruit‖ bâtit mille procès ;L’espoir d’un doux tumulte‖ échauffant son courage,Il ne sent plus le poids‖ ni les glaces de l’âge ;Et chez le trésorier,‖ de ce pas, à grand bruit,Vient étaler au jour‖ les crimes de la nuit.Au récit imprévu‖ de l’horrible insolence,Le prélat, hors du lit,‖ impétueux, s’élance.Vainement, d’un breuvage‖ à deux mains apporté,Gilotin avant tout‖ le veut voir humecté ;Il veut partir à jeun ;‖ il se peigne, il s’apprête ;L’ivoire trop hâté‖ deux fois rompt sur sa tête,Et deux fois de sa main‖ le buis tombe en morceaux.Tel, Hercule filant‖ rompait tous les fuseaux.Il sort demi-paré ;‖ mais déjà, sur sa porte,Il voit de saints guerriers‖ une ardente cohorte,Qui tous, remplis pour lui‖ d’une égale vigueur,Sont prêts, pour le servir,‖ à déserter le chœur.Mais le vieillard condamne‖ un projet inutile.« Nos destins sont, dit-il,‖ écrits chez la Sibylle :Son antre n’est pas loin ;‖ allons la consulter,Et subissons la loi‖ qu’elle nous va dicter. »Il dit : à ce conseil,‖ où la raison domine,Sur ses pas au barreau‖ la troupe s’achemine,Et bientôt, dans le temple,‖ entend, non sans frémir,De l’antre redouté‖ les soupiraux gémir.Entre ces vieux appuis,‖ dont l’affreuse Grand’salleSoutient l’énorme poids‖ de sa voûte infernale,Est un pilier fameux,‖ des plaideurs respecté,Et toujours de Normands‖ à midi fréquenté.Là, sur des tas poudreux‖ de sacs et de pratique,Hurle tous les matins‖ une Sibylle étique :On l’appelle Chicane ;‖ et ce monstre odieuxJamais pour l’équité‖ n’eut d’oreilles ni d’yeux.La Disette au teint blême,‖ et la triste Famine,Les Chagrins dévorants,‖ et l’infâme Ruine,Enfants infortunés‖ de ses raffinements,Troublent l’air d’alentour‖ de longs gémissements.Sans cesse, feuilletant‖ les lois et la coutume,Pour consumer autrui,‖ le monstre se consume ;Et, dévorant maisons,‖ palais, châteaux entiers,Rend pour des monceaux d’or‖ de vains tas de papiers.Sous le coupable effort‖ de sa noire insolence,Thémis a vu cent fois‖ chanceler sa balance.Incessamment il va‖ de détour en détour.Comme un hibou, souvent‖ il se dérobe au jour.Tantôt, les yeux en feu,‖ c’est un lion superbe ;Tantôt, humble serpent,‖ il se glisse sous l’herbe.En vain, pour le dompter,‖ le plus juste des roisFit régler le chaos‖ des ténébreuses lois :Ses griffes, vainement‖ par Pussort accourcies,Se rallongent déjà,‖ toujours d’encre noircies ;Et ses ruses, perçant‖ et digues et remparts,Par cent brèches déjà‖ rentrent de toutes parts.Le vieillard humblement‖ l’aborde et le salue ;Et faisant, avant tout,‖ briller l’or à sa vue :« Reine des longs procès,‖ dit-il, dont le savoirRend la force inutile‖ et les lois sans pouvoir ;Toi, pour qui dans le Mans‖ le laboureur moissonne ;Pour qui naissent à Caen‖ tous les fruits de l’automne ;Si, dès mes premiers ans,‖ heurtant tous les mortels,L’encre a toujours pour moi‖ coulé sur tes autels,Daigne encor me connaître‖ en ma saison dernière.D’un prélat, qui t’implore,‖ exauce la prière.Un rival orgueilleux,‖ de sa gloire offensé,A détruit le lutrin‖ par nos mains redressé :Épuise en sa faveur‖ ta science fatale ;Du Digeste et du Code‖ ouvre-nous le dédale ;Et montre-nous cet art,‖ connu de tes amis,Qui, dans ses propres lois,‖ embarrasse Thémis. »La Sibylle, à ces mots,‖ déjà hors d’elle-même,Fait lire sa fureur‖ sur son visage blême ;Et, pleine du démon‖ qui la vient oppresser,Par ces mots étonnants‖ tâche à le repousser :« Chantres, ne craignez plus‖ une audace insensée :Je vois, je vois au chœur‖ la masse replacée ;Mais il faut des combats.‖ Tel est l’arrêt du sort ;Et surtout, évitez‖ un dangereux accord. »Là, bornant son discours,‖ encor tout écumante,Elle souffle aux guerriers‖ l’esprit qui la tourmente ;Et dans leurs cœurs, brûlants‖ de la soif de plaider,Verse l’amour de nuire,‖ et la peur de céder.Pour tracer à loisir‖ une longue requête,A retourner chez soi‖ leur brigade s’apprête.Sous leurs pas diligents‖ le chemin disparoît,Et le pilier, loin d’eux,‖ déjà baisse et décroît.Loin du bruit cependant,‖ les chanoines à tableImmolent trente mets‖ à leur faim indomptable ;Leur appétit fougueux,‖ par l’objet excité,Parcourt tous les recoins‖ d’un monstrueux pâté ;Par le sel irritant‖ la soif est allumée ;Lorsque, d’un pied léger,‖ la prompte Renommée,Semant partout l’effroi,‖ vient au chantre éperduConter l’affreux détail‖ de l’oracle rendu.Il se lève, enflammé‖ de muscat et de bile,Et prétend à son tour‖ consulter la Sibylle.Évrard a beau gémir‖ du repas déserté :Lui-même est au barreau‖ par le nombre emporté.Par les détours étroits‖ d’une barrière oblique,Ils gagnent les degrés‖ et le perron antique,Où sans cesse, étalant‖ bons et méchants écrits,Barbin vend aux passants‖ des auteurs à tout prix.Là, le chantre à grand bruit‖ arrive et se fait place,Dans le fatal instant‖ que, d’une égale audace,Le prélat et sa troupe,‖ à pas tumultueux,Descendaient du Palais‖ l’escalier tortueux.L’un et l’autre rival,‖ s’arrêtant au passage,Se mesure des yeux,‖ s’observe, s’envisage ;Une égale fureur‖ anime leurs esprits.Tels, deux fougueux taureaux,‖ de jalousie épris,Auprès d’une génisse‖ au front large et superbe,Oubliant tous les jours‖ le pâturage et l’herbe,A l’aspect l’un de l’autre‖ embrasés, furieux,Déjà le front baissé,‖ se menacent des yeux.Mais Évrard, en passant‖ coudoyé par Boirude,Ne sait point contenir‖ son aigre inquiétude ;Il entre chez Barbin,‖ et, d’un bras irrité,Saisissant du Cyrus‖ un volume écarté,Il lance au sacristain‖ le tome épouvantable.Boirude fuit le coup :‖ le volume effroyableLui rase le visage,‖ et, droit dans l’estomac,Va frapper en sifflant‖ l’infortuné Sidrac.Le vieillard, accablé‖ de l’horrible Artamène,Tombe aux pieds du prélat,‖ sans pouls et sans haleine ;Sa troupe le croit mort ;‖ et chacun, empressé,Se croit frappé du coup‖ dont il le voit blessé.Aussitôt, contre Évrard‖ vingt champions s’élancent ;Pour soutenir leur choc‖ les chanoines s’avancent ;La Discorde triomphe ;‖ et du combat fatalPar un cri donne en l’air‖ l’effroyable signal.Chez le libraire absent‖ tout entre, tout se mêle ;Les livres sur Évrard‖ fondent comme la grêle,Qui dans un grand jardin,‖ à coups impétueux,Abat l’honneur naissant‖ des rameaux fructueux.Chacun s’arme au hasard‖ du livre qu’il rencontre :L’un tient le Nœud d’amour,‖ l’autre en saisit la Montre ;L’un prend le seul Jonas‖ qu’on ait vu relié ;L’autre, un Tasse français,‖ en naissant oublié.L’élève de Barbin,‖ commis à la boutique,Veut en vain s’opposer‖ à leur fureur gothique :Les volumes, sans choix‖ à la tête jetés,Sur le perron poudreux‖ volent de tous côtés.Là, près d’un Guarini,‖ Térence tombe à terre ;Là, Xénophon dans l’air‖ heurte contre un La Serre.Oh ! que d’écrits obscurs,‖ de livres ignorés,Furent en ce grand jour‖ de la poudre tirés !Vous en fûtes tirés,‖ Almerinde et Simandre ;Et toi, rebut du peuple,‖ inconnu Caloandre,Dans ton repos, dit-on,‖ saisi par Gaillerbois,Tu vis le jour alors‖ pour la première fois !Chaque coup sur la chair‖ laisse une meurtrissure ;Déjà plus d’un guerrier‖ se plaint d’une blessure.D’un Le Vayer épais‖ Giraut est renversé ;Marineau, d’un Brébeuf‖ à l’épaule blessé,En sent par tout le bras‖ une douleur amère,Et maudit la Pharsale‖ aux provinces si chère.D’un Pinchêne in-quarto‖ Dodillon étourdiA longtemps le teint pâle‖ et le cœur affadi.Au plus fort du combat,‖ le chapelain Garagne,Vers le sommet du front‖ atteint d’un Charlemagne,— Des vers de ce poème‖ effet prodigieux !— Tout prêt à s’endormir,‖ bâille et ferme les yeux.A plus d’un combattant‖ la Clélie est fatale :Girou dix fois par elle‖ éclate et se signale.Mais, tout cède aux efforts‖ du chanoine Fabri :Ce guerrier, dans l’Église‖ aux querelles nourri,Est robuste de corps,‖ terrible de visage,Et de l’eau dans son vin‖ n’a jamais su l’usage.Il terrasse lui seul‖ et Guibert et Grasset,Et Gorillon la basse,‖ et Grandin le fausset,Et Gerbais l’agréable,‖ et Guérin l’insipide.Des chantres désormais‖ la brigade timideS’écarte, et du Palais‖ regagne les chemins :Telle, à l’aspect d’un loup,‖ terreur des champs voisins,Fuit d’agneaux effrayés‖ une troupe bêlante ;Ou tels, devant Achille,‖ aux campagnes du Xanthe,Les Troyens se sauvaient‖ à l’abri de leurs tours ;Quand Brontin à Boirude‖ adresse ce discours :« Illustre porte-croix,‖ par qui notre bannièreN’a jamais en marchant‖ fait un pas en arrière,Un chanoine lui seul,‖ triomphant du prélat,Du rochet à nos yeux‖ ternira-t-il l’éclat ?Non, non : pour te couvrir‖ de sa main redoutable,Accepte de mon corps‖ l’épaisseur favorable ;Viens, et, sous ce rempart,‖ à ce guerrier hautainFais voler ce Quinault‖ qui me reste à la main. »A ces mots, il lui tend‖ le doux et tendre ouvrage :Le sacristain, bouillant‖ de zèle et de courage,Le prend, se cache, approche,‖ et, droit entre les yeux,Frappe du noble écrit‖ l’athlète audacieux.Mais, c’est pour l’ébranler‖ une faible tempête,Le livre sans vigueur‖ mollit contre sa tête.Le chanoine les voit ;‖ de colère embrasé :« Attendez, leur dit-il,‖ couple lâche et rusé,Et jugez si ma main,‖ aux grands exploits novice,Lance à mes ennemis‖ un livre qui mollisse. »A ces mots, il saisit‖ un vieil Infortiat,Grossi des visions‖ d’Accurse et d’Alciat,Inutile ramas‖ de gothique écriture,Dont quatre ais mal unis‖ formaient la couverture,Entourée à demi‖ d’un vieux parchemin noir,Où pendait à trois clous‖ un reste de fermoir.Sur l’ais qui le soutient‖ auprès d’un Avicenne,Deux des plus forts mortels‖ l’ébranleraient à peine :Le chanoine, pourtant,‖ l’enlève sans effort ;Et, sur le couple pâle‖ et déjà demi-mort,Fait tomber à deux mains‖ l’effroyable tonnerre.Les guerriers, de ce coup,‖ vont mesurer la terre,Et, du bois et des clous‖ meurtris et déchirés,Longtemps, loin du perron,‖ roulent sur les degrés.Au spectacle étonnant‖ de leur chute imprévue,Le prélat pousse un cri‖ qui pénètre la nue.Il maudit dans son cœur‖ le démon des combats,Et de l’horreur du coup‖ il recule six pas.Mais, bientôt, rappelant‖ son antique prouesse,Il tire du manteau‖ sa dextre vengeresse ;Il part, et, de ses doigts‖ saintement allongés,Bénit tous les passants,‖ en deux files rangés.Il sait que l’ennemi,‖ que ce coup va surprendre,Désormais sur ses pieds‖ ne l’oserait attendre,Et déjà voit pour lui‖ tout le peuple en courrouxCrier aux combattants :‖ « Profanes, à genoux ! »Le chantre, qui de loin‖ voit approcher l’orage,Dans son cœur éperdu‖ cherche en vain du courage ;Sa fierté l’abandonne :‖ il tremble, il cède, il fuit ;Le long des sacrés murs‖ sa brigade le suit ;Tout s’écarte à l’instant ;‖ mais aucun n’en réchappe ;Partout, le doigt vainqueur‖ les suit et les rattrape.Évrard seul, en un coin‖ prudemment retiré,Se croyait à couvert‖ de l’insulte sacré ;Mais le prélat vers lui‖ fait une marche adroite ;Il l’observe de l’œil,‖ et tirant vers la droite,Tout d’un coup tourne à gauche,‖ et d’un bras fortunéBénit subitement‖ le guerrier consterné.Le chanoine, surpris‖ de la foudre mortelle,Se dresse, et lève en vain‖ une tête rebelle ;Sur ses genoux tremblants‖ il tombe à cet aspect,Et donne à la frayeur‖ ce qu’il doit au respect.Dans le temple aussitôt,‖ le prélat plein de gloireVa goûter les doux fruits‖ de sa sainte victoire ;Et de leur vain projet‖ les chanoines punis,S’en retournent chez eux‖ éperdus et bénis.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 124((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a troublée / assemblée féminine, classiqueb confus / vus masculine, classiquea fidèle / nouvelle féminine, classiqueb succès / procès masculine, classiquea courage / l’âge féminine, classiqueb bruit / nuit masculine, classiquea insolence / s’élance féminine, classiqueb apporté / humecté masculine, classiquea s’apprête / tête féminine, classiqueb morceaux / fuseaux masculine, classiquea porte / cohorte féminine, classiqueb vigueur / chœur masculine, classiquea inutile / Sibylle féminine, classiqueb consulter / dicter masculine, classiquea domine / s’achemine féminine, classiqueb frémir / gémir masculine, classiquea Grand’salle / infernale féminine, classiqueb respecté / fréquenté masculine, classiquea pratique / étique féminine, classiqueb odieux / d’yeux masculine, classiquea Famine / Ruine féminine, classiqueb raffinements / gémissements masculine, classiquea coutume / consume féminine, classiqueb entiers / papiers masculine, classiquea insolence / balance féminine, classiqueb détour / jour masculine, classiquea superbe / l’herbe féminine, classiqueb rois / lois masculine, classiquea accourcies / noircies féminine, classiqueb remparts / parts masculine, classiquea salue / vue féminine, classiqueb savoir / pouvoir masculine, classiquea moissonne / l’automne féminine, classiqueb mortels / autels masculine, classiquea dernière / prière féminine, classiqueb offensé / redressé masculine, classiquea fatale / dédale féminine, classiqueb amis / Thémis masculine, classiquea d’elle-même / blême féminine, classiqueb oppresser / repousser masculine, classiquea insensée / replacée féminine, classiqueb sort / accord masculine, classiquea écumante / tourmente féminine, classiqueb plaider / céder masculine, classiquea requête / s’apprête féminine, classiqueb disparoît / décroît masculine, classiquea table / indomptable féminine, classiqueb excité / pâté masculine, classiquea allumée / Renommée féminine, classiqueb éperdu / rendu masculine, classiquea bile / Sibylle féminine, classiqueb déserté / emporté masculine, classiquea oblique / antique féminine, classiqueb écrits / prix masculine, classiquea place / audace féminine, classiqueb tumultueux / tortueux masculine, classiquea passage / s’envisage féminine, classiqueb esprits / épris masculine, classiqueb furieux / yeux masculine, classiquea Boirude / inquiétude féminine, classiqueb irrité / écarté masculine, classiquea épouvantable / effroyable féminine, classiqueb l’estomac / Sidrac masculine, classiquea Artamène / haleine féminine, classiqueb empressé / blessé masculine, classiquea s’élancent / s’avancent féminine, classiqueb fatal / signal masculine, classiquea mêle / grêle féminine, classiqueb impétueux / fructueux masculine, classiquea rencontre / Montre féminine, classiqueb relié / oublié masculine, classiquea boutique / gothique féminine, classiqueb jetés / côtés masculine, classiquea terre / Serre féminine, classiqueb ignorés / tirés masculine, classiquea Simandre / Caloandre féminine, classiqueb Gaillerbois / fois masculine, classiquea meurtrissure / blessure féminine, classiqueb renversé / blessé masculine, classiquea amère / chère féminine, classiqueb étourdi / affadi masculine, classiquea Garagne / Charlemagne féminine, classiqueb prodigieux / yeux masculine, classiquea fatale / signale féminine, classiqueb Fabri / nourri masculine, classiquea visage / l’usage féminine, classiqueb Grasset / fausset masculine, classiquea l’insipide / timide féminine, classiqueb chemins / voisins masculine, classiquea bêlante / Xanthe féminine, classiqueb tours / discours masculine, classiquea bannière / arrière féminine, classiqueb prélat / l’éclat masculine, classiquea redoutable / favorable féminine, classiqueb hautain / main masculine, classiquea ouvrage / courage féminine, classiqueb yeux / audacieux masculine, classiquea tempête / tête féminine, classiqueb embrasé / rusé masculine, classiquea novice / mollisse féminine, classiqueb Infortiat / d’Alciat masculine, classiquea écriture / couverture féminine, classiqueb noir / fermoir masculine, classiquea Avicenne / peine féminine, classiqueb effort / demi-mort masculine, classiquea tonnerre / terre féminine, classiqueb déchirés / degrés masculine, classiquea imprévue / nue féminine, classiqueb combats / pas masculine, classiquea prouesse / vengeresse féminine, classiqueb allongés / rangés masculine, classiquea surprendre / attendre féminine, classiqueb courroux / genoux masculine, classiquea l’orage / courage féminine, classiqueb fuit / suit masculine, classiquea réchappe / rattrape féminine, classiqueb retiré / sacré masculine, classiquea adroite / droite féminine, classiqueb fortuné / consterné masculine, classiquea mortelle / rebelle féminine, classiqueb aspect / respect masculine, classiquea gloire / victoire féminine, classiqueb punis / bénis masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
248 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Paris, Hachette, 1889· numérisation gallica.bnf.fr· Sources