Satires, 1666‑1716
Satire Viii
A M. M..., DOCTEUR DE SORBONNE
(1667)
De tous les animaux‖ qui s’élèvent dans l’air,Qui marchent sur la terre,‖ ou nagent dans la mer,De Paris au Pérou,‖ du Japon jusqu’à Rome,Le plus sot animal,‖ à mon avis, c’est l’homme.« Quoi ? dira-t-on d’abord,‖ un ver, une fourmi,Un insecte rampant‖ qui ne vit qu’à demi,Un taureau qui rumine,‖ une chèvre qui broute,Ont l’esprit mieux tourné‖ que n’a l’homme ? » — Oui, sans doute.Ce discours te surprend,‖ Docteur, je l’aperçoi.« L’homme, de la nature‖ est le chef et le roi,Bois, prés, champs, animaux,‖ tout est pour son usage ;Et lui seul a, dis-tu,‖ la raison en partage. »— Il est vrai : de tout temps‖ la raison fut son lot ;Mais, de là, je conclus‖ que l’homme est le plus sot.« Ces propos, diras-tu,‖ sont bons dans la satire,Pour égayer d’abord‖ un lecteur qui veut rire,Mais il faut les prouver.‖ » — En forme ? J’y consens.Réponds-moi donc, Docteur,‖ et mets-toi sur les bancs.Qu’est-ce que la sagesse ?‖ une égalité d’âmeQue rien ne peut troubler,‖ qu’aucun désir n’enflamme,Qui marche en ses conseils‖ à pas plus mesurésQu’un doyen au Palais‖ ne monte les degrés.Or, cette égalité,‖ dont se forme le sage,Qui jamais, moins que l’homme,‖ en a connu l’usage ?La fourmi, tous les ans,‖ traversant les guérets,Grossit ses magasins‖ des trésors de Cérès,Et, dès que l’Aquilon,‖ ramenant la froidure,Vient de ses noirs frimas‖ attrister la nature,Cet animal, tapi‖ dans son obscurité,Jouit l’hiver des biens‖ conquis durant l’été.Mais, on ne la voit point,‖ d’une humeur inconstante,Paresseuse au printemps,‖ en hiver diligente,Affronter en plein champ‖ les fureurs de janvier,Ou demeurer oisive‖ au retour du Bélier.Mais l’homme, sans arrêt‖ dans sa course insensée,Voltige incessamment‖ de pensée en pensée ;Son cœur, toujours flottant‖ entre mille embarras,Ne sait ni ce qu’il veut‖ ni ce qu’il ne veut pas ;Ce qu’un jour il abhorre,‖ en l’autre il le souhaite.« Moi ! j’irais épouser‖ une femme coquette !J’irais, par ma constance‖ aux affronts endurci,Me mettre au rang des saints‖ qu’a célébrés Bussi !Assez de sots sans moi‖ feront parler la ville, »Disait le mois passé‖ ce marquis indocile,Qui depuis quinze jours‖ dans le piège arrêté,Entre les bons maris‖ pour exemple cité,Croit que Dieu, tout exprès,‖ d’une côte nouvelleA tiré pour lui seul‖ une femme fidèle.Voilà l’homme, en effet :‖ il va du blanc au noir ;Il condamne au matin‖ ses sentiments du soir ;Importun à tout autre,‖ à soi-même incommode,Il change à tous moments‖ d’esprit comme de mode ;Il tourne au moindre vent,‖ il tombe au moindre choc,Aujourd’hui dans un casque,‖ et demain dans un froc.Cependant, à le voir,‖ plein de vapeurs légères,Soi-même se bercer‖ de ses propres chimères,Lui seul, de la nature‖ est la base et l’appui,Et le dixième ciel‖ ne tourne que pour lui !De tous les animaux,‖ il est, dit-il, le maître.« Qui pourrait le nier ?‖ » poursuis-tu. — Moi, peut-être.Mais, sans examiner‖ si vers les antres sourds,L’ours a peur du passant,‖ ou le passant de l’ours ;Et si, sur un édit‖ des pâtres de Nubie,Les lions de Barca‖ videraient la Libye ;Ce maître prétendu‖ qui leur donne des lois,Ce roi des animaux,‖ combien a-t-il de rois ?L’Ambition, l’Amour,‖ l’Avarice, la Haine,Tiennent comme un forçat‖ son esprit à la chaîne.Le sommeil sur ses yeux‖ commence à s’épancher :« Debout, dit l’Avarice,‖ il est temps de marcher.— Hé ! laissez-moi. — Debout !‖ — Un moment. — Tu répliques ?— A peine le soleil‖ fait ouvrir les boutiques.— N’importe, lève-toi.‖ — Pour quoi faire après tout ?— Pour courir l’Océan‖ de l’un à l’autre bout,Chercher jusqu’au Japon‖ la porcelaine et l’ambre,Rapporter de Goa‖ le poivre et le gingembre.— Mais j’ai des biens en foule,‖ et je puis m’en passer.— On n’en peut trop avoir ;‖ et pour en amasserIl ne faut épargner‖ ni crime ni parjure ;Il faut souffrir la faim,‖ et coucher sur la dure,Eût-on plus de trésors‖ que n’en perdit Galet ;N’avoir en sa maison‖ ni meubles ni valet ;Parmi les tas de blé‖ vivre de seigle et d’orge ;De peur de perdre un liard‖ souffrir qu’on vous égorge…— Et pourquoi cette épargne‖ enfin ? — L’ignores-tu ?Afin qu’un héritier,‖ bien nourri, bien vêtu,Profitant d’un trésor‖ en tes mains inutile,De son train quelque jour‖ embarrasse la ville. »Que faire ? il faut partir !‖ Les matelots sont prêts.Ou, si pour l’entraîner‖ l’argent manque d’attraits,Bientôt l’Ambition‖ et toute son escorteDans le sein du repos‖ vient le prendre à main forte,L’envoie en furieux,‖ au milieu des hasards,Se faire estropier‖ sur les pas des Césars,Et, cherchant sur la brèche‖ une mort indiscrète,De sa folle valeur‖ embellir la gazette.« Tout beau, dira quelqu’un,‖ raillez plus à propos,Ce vice, fut toujours‖ la vertu des héros.Quoi donc ! à votre avis,‖ fut-ce un fou qu’Alexandre ? »— Qui ? cet écervelé,‖ qui mit l’Asie en cendre ?Ce fougueux l’Angéli,‖ qui, de sang altéré,Maître du monde entier,‖ s’y trouvait trop serré !L’enragé qu’il était,‖ né roi d’une provinceQu’il pouvait gouverner‖ en bon et sage prince,S’en alla follement,‖ et pensant être Dieu,Courir comme un bandit‖ qui n’a ni feu ni lieu ;Et, traînant avec soi‖ les horreurs de la guerre,De sa vaste folie‖ emplir toute la terre ;Heureux si, de son temps,‖ pour cent bonnes raisons,La Macédoine eût eu‖ des Petites-Maisons,Et qu’un sage tuteur‖ l’eût en cette demeure,Par avis de parents,‖ enfermé de bonne heure !Mais, sans nous égarer‖ dans ces digressions,Traiter, comme Senaut,‖ toutes les passions,Et, les distribuant‖ par classes et par titres,Dogmatiser en vers,‖ et rimer par chapitres,Laissons-en discourir‖ La Chambre et Coeffeteau,Et voyons l’homme enfin‖ par l’endroit le plus beau.« Lui seul, vivant, dit-on,‖ dans l’enceinte des villes,Fait voir d’honnêtes mœurs,‖ des coutumes civiles,Se fait des gouverneurs,‖ des magistrats, des rois,Observe une police,‖ obéit à des lois. »— Il est vrai. Mais, pourtant,‖ sans lois et sans police,Sans craindre archers, prévôt,‖ ni suppôt de justice,Voit-on les loups brigands,‖ comme nous inhumains,Pour détrousser les loups‖ courir les grands chemins ?Jamais, pour s’agrandir,‖ vit-on dans sa manieUn tigre, en factions‖ partager l’Hyrcanie ?L’ours a-t-il dans les bois‖ la guerre avec les ours ?Le vautour dans les airs‖ fond-il sur les vautours ?A-t-on vu quelquefois‖ dans les plaines d’Afrique,Déchirant à l’envi‖ leur propre république,« Lions contre lions,‖ parents contre parents,Combattre follement‖ pour le choix des tyrans ? »L’animal le plus fier‖ qu’enfante la natureDans un autre animal‖ respecte sa figure,De sa rage avec lui‖ modère les accès,Vit sans bruit, sans débats,‖ sans noise, sans procès.Un aigle, sur un champ‖ prétendant droit d’aubaine,Ne fait point appeler‖ un aigle à la huitaine ;Jamais, contre un renard‖ chicanant un pouletUn renard de son sac‖ n’alla charger Rolet ;Jamais la biche en rut‖ n’a, pour fait d’impuissance,Traîné du fond des bois‖ un cerf à l’audience ;Et jamais juge, entre eux‖ ordonnant le congrès,De ce burlesque mot‖ n’a sali ses arrêts.On ne connaît chez eux‖ ni placets, ni requêtes,Ni haut ni bas conseil,‖ ni chambre des enquêtes ;Chacun l’un avec l’autre‖ en toute sûretéVit sous les pures lois‖ de la simple équité.L’homme seul, l’homme seul,‖ en sa fureur extrême,Met un brutal honneur‖ à s’égorger soi-même.C’était peu que sa main,‖ conduite par l’enfer,Eût pétri le salpêtre,‖ eût aiguisé le fer ;Il fallait que sa rage,‖ à l’univers funeste,Allât encor de lois‖ embrouiller le Digeste,Cherchât pour l’obscurcir‖ des gloses, des docteurs,Accablât l’équité‖ sous des monceaux d’auteurs ;Et, pour comble de maux,‖ apportât dans la FranceDes harangueurs du temps‖ l’ennuyeuse éloquence.« Doucement ! diras-tu,‖ que sert de s’emporter ?L’homme a ses passions,‖ on n’en saurait douter ;Il a, comme la mer,‖ ses flots et ses caprices ;Mais, ses moindres vertus‖ balancent tous ses vices.N’est-ce pas l’homme, enfin,‖ dont l’art audacieuxDans le tour d’un compas‖ a mesuré les cieux ?Dont la vaste science,‖ embrassant toutes choses,A fouillé la nature,‖ en a percé les causes ?Les animaux ont-ils‖ des Universités ?Voit-on fleurir chez eux‖ des quatre facultés ?Y voit-on des savants‖ en droit, en médecine,Endosser l’écarlate‖ et se fourrer d’hermine ? »— Non, sans doute, et jamais‖ chez eux un médecinN’empoisonna les bois‖ de son art assassin ;Jamais docteur armé‖ d’un argument frivoleNe s’enroua chez eux‖ sur les bancs d’une école ;Mais, sans chercher au fond‖ si notre esprit déçuSait rien de ce qu’il sait,‖ s’il a jamais rien su,Toi-même réponds-moi :‖ dans le siècle où nous sommes,Est-ce au pied du savoir‖ qu’on mesure les hommes ?« Yeux-tu voir tous les grands‖ à ta porte courir ?Dit un père à son fils‖ dont le poil va fleurir ;Prends-moi le bon parti :‖ laisse là tous les livres.Cent francs au denier cinq‖ combien font-ils ? — Vingt livres.— C’est bien dit. Va, tu sais‖ tout ce qu’il faut savoir.Que de biens, que d’honneurs‖ sur toi s’en vont pleuvoir !Exerce-toi, mon fils,‖ dans ces hautes sciences ;Prends, au lieu d’un Platon,‖ le Guidon des finances ;Sache quelle province‖ enrichit les traitants ;Combien le sel au roi‖ peut fournir tous les ans ;Endurcis-toi le cœur,‖ sois arabe, corsaire,Injuste, violent,‖ sans foi, double, faussaire ;Ne va point sottement‖ faire le généreux !Engraisse-toi, mon fils,‖ du suc des malheureux ;Et, trompant de Colbert‖ la prudence importune,Va par tes cruautés‖ mériter la fortune.Aussitôt tu verras‖ poètes, orateurs,Rhéteurs, grammairiens,‖ astronomes, docteurs,Dégrader les héros‖ pour te mettre en leurs places ;De tes titres pompeux‖ enfler leurs dédicaces ;Te prouver à toi-même,‖ en grec, hébreu, latin,Que tu sais de leur art‖ et le fort et le fin.Quiconque est riche est tout :‖ sans sagesse il est sage ;Il a, sans rien savoir,‖ la science en partage ;Il a l’esprit, le cœur,‖ le mérite, le rang,La vertu, la valeur,‖ la dignité, le sang ;Il est aimé des grands,‖ il est chéri des belles,Jamais surintendant‖ ne trouva de cruelles ;L’or, même à la laideur,‖ donne un teint de beauté,Mais tout devient affreux‖ avec la pauvreté. »C’est ainsi qu’à son fils‖ un usurier habileTrace vers la richesse‖ une route facile,Et souvent tel y vient,‖ qui sait, pour tout secret :Cinq et quatre font neuf,‖ ôtez deux, reste sept.Après cela, Docteur,‖ va pâlir sur la Bible ;Va marquer les écueils‖ de cette mer terrible,Perce la sainte horreur‖ de ce livre divin,Confonds dans un ouvrage‖ et Luther et Calvin ;Débrouille des vieux temps‖ les querelles célèbres ;Éclaircis des rabbins‖ les savantes ténèbres,Afin qu’en ta vieillesse‖ un livre en maroquinAille offrir ton travail‖ à quelque heureux faquin,Qui, pour digne loyer‖ de la Bible éclaircie,Te paye en l’acceptant‖ d’un « Je vous remercie ».Ou, si ton cœur aspire‖ à des honneurs plus grands,Quitte là le bonnet,‖ la Sorbonne et les bancs,Et, prenant désormais‖ un emploi salutaire,Mets-toi chez un banquier‖ ou bien chez un notaire ;Laisse là saint Thomas‖ s’accorder avec Scot ;Et conclus avec moi‖ qu’un docteur n’est qu’un sot.« Un docteur ! diras-tu.‖ Parlez de vous, poète !C’est pousser un peu loin‖ votre Muse indiscrète.Mais, sans perdre en discours‖ le temps hors de saison,L’homme, venez au fait,‖ n’a-t-il pas la raison ?N’est-ce pas son flambeau,‖ son pilote fidèle ? »— Oui. Mais, de quoi lui sert‖ que sa voix le rappelle,Si, sur la foi des vents,‖ tout prêt à s’embarquer,Il ne voit point d’écueil‖ qu’il ne l’aille choquer ?Et que sert à Cotin‖ la raison qui lui crie :« N’écris plus, guéris-toi‖ d’une vaine furie ! »Si, tous ces vains conseils,‖ loin de la réprimer,Ne font qu’accroître en lui‖ la fureur de rimer ?Tous les jours, de ses vers,‖ qu’à grand bruit il récite,Il met chez lui voisins,‖ parents, amis en fuite,Car, lorsque son démon‖ commence à l’agiter,Tout, jusqu’à sa servante,‖ est prêt à déserter.Un âne, pour le moins,‖ instruit par la nature,A l’instinct qui le guide‖ obéit sans murmure,Ne va point follement‖ de sa bizarre voixDéfier aux chansons‖ les oiseaux dans les bois :Sans avoir la raison,‖ il marche sur sa route.L’homme seul, qu’elle éclaire,‖ en plein jour ne voit goutte,Réglé par ses avis,‖ fait tout à contretemps,Et dans tout ce qu’il fait‖ n’a ni raison ni sens.Tout lui plaît et déplaît,‖ tout le choque et l’oblige ;Sans raison il est gai,‖ sans raison il s’afflige ;Son esprit au hasard‖ aime, évite, poursuit,Défait, refait, augmente,‖ ôte, élève, détruit.Eh ! voit-on, comme lui,‖ les ours ni les panthèresS’effrayer sottement‖ de leurs propres chimères,Plus de douze attroupés‖ craindre le nombre impair,Ou croire qu’un corbeau‖ les menace dans l’air ?Jamais l’homme, dis-moi,‖ vit-il la bête folleSacrifier à l’homme,‖ adorer son idole,Lui venir, comme au Dieu‖ des saisons et des vents,Demander à genoux‖ la pluie ou le beau temps ?Non ; mais, cent fois, la bête‖ a vu l’homme hypocondreAdorer le métal‖ que lui-même il fit fondre ;A vu dans un pays‖ les timides mortelsTrembler aux pieds d’un singe‖ assis sur leurs autels ;Et sur les bords du Nil‖ les peuples imbéciles,L’encensoir à la main,‖ chercher des crocodiles.« Mais pourquoi, diras-tu,‖ cet exemple odieux ?Que peut servir ici‖ l’Égypte et ses faux Dieux ?Quoi ! me prouverez-vous‖ par ce discours profaneQue l’homme, qu’un docteur,‖ est au-dessous d’un âne !Un âne ! le jouet‖ de tous les animaux,Un stupide animal,‖ sujet à mille maux,Dont le nom seul en soi‖ comprend une satire ! »— Oui, d’un âne : et qu’a-t-il,‖ qui nous excite à rire ?Nous nous moquons de lui :‖ mais, s’il pouvait, un jour,Docteur, sur nos défauts‖ s’exprimer à son tour ;Si, pour nous réformer,‖ le ciel prudent et sageDe la parole enfin‖ lui permettait l’usage ;Qu’il pût dire tout haut‖ ce qu’il se dit tout bas ;Ah ! Docteur, entre nous,‖ que ne dirait-il pas ?Et que peut-il penser‖ lorsque dans une rue,Au milieu de Paris,‖ il promène sa vue :Qu’il voit de toutes parts‖ les hommes bigarrés,Les uns gris, les uns noirs,‖ les autres chamarrés ?Que dit-il, quand il voit,‖ avec la mort en trousse,Courir chez un malade‖ un assassin en housse ;Qu’il trouve de pédants‖ un escadron fourré,Suivi par un recteur‖ de bedeaux entouré ;Ou qu’il voit la Justice,‖ en grosse compagnie,Mener tuer un homme‖ avec cérémonie ?Que pense-t-il de nous‖ lorsque, sur le midi,Un hasard au Palais‖ le conduit un jeudi,Lorsqu’il entend de loin,‖ d’une gueule infernale,La chicane en fureur‖ mugir dans la grand’salle ?Que dit-il, quand il voit‖ les juges, les huissiers,Les clercs, les procureurs,‖ les sergents, les gremers ?Oh ! que si l’âne alors,‖ à bon droit misanthrope,Pouvait trouver la voix‖ qu’il eut au temps d’Ésope !De tous côtés, Docteur,‖ voyant les hommes fous,Qu’il dirait de bon cœur,‖ sans en être jaloux,Content de ses chardons,‖ et secouant la tête :« Ma foi, non plus que nous,‖ l’homme n’est qu’une bête ! »
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 154((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a l’air / mer masculine, classiqueb Rome / l’homme féminine, classiquea fourmi / demi masculine, classiqueb broute / doute féminine, classiquea l’aperçoi / roi masculine, classiqueb usage / partage féminine, classiquea lot / sot masculine, classiqueb satire / rire féminine, classiquea consens / bancs masculine, classiqueb d’âme / n’enflamme féminine, classiquea mesurés / degrés masculine, classiqueb sage / l’usage féminine, classiquea guérets / Cérès masculine, classiqueb froidure / nature féminine, classiquea obscurité / l’été masculine, classiqueb inconstante / diligente féminine, classiquea janvier / Bélier masculine, classiqueb insensée / pensée féminine, classiquea embarras / pas masculine, classiqueb souhaite / coquette féminine, classiquea endurci / Bussi masculine, classiqueb ville / indocile féminine, classiquea arrêté / cité masculine, classiqueb nouvelle / fidèle féminine, classiquea noir / soir masculine, classiqueb incommode / mode féminine, classiquea choc / froc masculine, classiqueb légères / chimères féminine, classiquea l’appui / lui masculine, classiqueb maître / peut-être féminine, classiquea sourds / l’ours masculine, classiqueb Nubie / Libye féminine, classiquea lois / rois masculine, classiqueb Haine / chaîne féminine, classiquea s’épancher / marcher masculine, classiqueb répliques / boutiques féminine, classiquea tout / bout masculine, classiqueb l’ambre / gingembre féminine, classiquea passer / amasser masculine, classiqueb parjure / dure féminine, classiquea Galet / valet masculine, classiqueb d’orge / égorge féminine, classiquea L’ignores-tu / vêtu masculine, classiqueb inutile / ville féminine, classiquea prêts / d’attraits masculine, classiqueb escorte / forte féminine, classiquea hasards / Césars masculine, classiqueb indiscrète / gazette féminine, classiquea propos / héros masculine, classiqueb qu’Alexandre / cendre féminine, classiquea altéré / serré masculine, classiqueb province / prince féminine, classiquea Dieu / lieu masculine, classiqueb guerre / terre féminine, classiquea raisons / Petites-Maisons masculine, classiqueb demeure / heure féminine, classiquea digressions / passions masculine, classiqueb titres / chapitres féminine, classiquea Coeffeteau / beau masculine, classiqueb villes / civiles féminine, classiquea rois / lois masculine, classiqueb police / justice féminine, classiquea inhumains / chemins masculine, classiqueb manie / l’Hyrcanie féminine, classiquea ours / vautours masculine, classiqueb d’Afrique / république féminine, classiquea parents / tyrans masculine, classiqueb nature / figure féminine, classiquea accès / procès masculine, classiqueb d’aubaine / huitaine féminine, classiquea poulet / Rolet masculine, classiqueb d’impuissance / l’audience féminine, classiquea congrès / arrêts masculine, classiqueb requêtes / enquêtes féminine, classiquea sûreté / équité masculine, classiqueb extrême / soi-même féminine, classiquea l’enfer / fer masculine, classiqueb funeste / Digeste féminine, classiquea docteurs / d’auteurs masculine, classiqueb France / éloquence féminine, classiquea s’emporter / douter masculine, classiqueb caprices / vices féminine, classiquea audacieux / cieux masculine, classiqueb choses / causes féminine, classiquea Universités / facultés masculine, classiqueb médecine / d’hermine féminine, classiquea médecin / assassin masculine, classiqueb frivole / école féminine, classiquea déçu / su masculine, classiqueb sommes / hommes féminine, classiquea courir / fleurir masculine, classiqueb livres féminine, classiquea savoir / pleuvoir masculine, classiqueb sciences / finances féminine, classiquea traitants / ans masculine, classiqueb corsaire / faussaire féminine, classiquea généreux / malheureux masculine, classiqueb importune / fortune féminine, classiquea orateurs / docteurs masculine, classiqueb places / dédicaces féminine, classiquea latin / fin masculine, classiqueb sage / partage féminine, classiquea rang / sang masculine, classiqueb belles / cruelles féminine, classiquea beauté / pauvreté masculine, classiqueb habile / facile féminine, classiquea secret / sept masculine, classiqueb Bible / terrible féminine, classiquea divin / Calvin masculine, classiqueb célèbres / ténèbres féminine, classiquea maroquin / faquin masculine, classiqueb éclaircie / remercie féminine, classiquea grands / bancs masculine, classiqueb salutaire / notaire féminine, classiquea Scot / sot masculine, classiqueb poète / indiscrète féminine, classiquea saison / raison masculine, classiqueb fidèle / rappelle féminine, classiquea s’embarquer / choquer masculine, classiqueb crie / furie féminine, classiquea réprimer / rimer masculine, classiqueb récite / fuite féminine, classiquea l’agiter / déserter masculine, classiqueb nature / murmure féminine, classiquea voix / bois masculine, classiqueb route / goutte féminine, classiquea contretemps / sens masculine, classiqueb l’oblige / s’afflige féminine, classiquea poursuit / détruit masculine, classiqueb panthères / chimères féminine, classiquea impair / l’air masculine, classiqueb folle / idole féminine, classiquea vents / temps masculine, classiqueb hypocondre / fondre féminine, classiquea mortels / autels masculine, classiqueb imbéciles / crocodiles féminine, classiquea odieux / Dieux masculine, classiqueb profane / âne féminine, classiquea animaux / maux masculine, classiquea jour / tour masculine, classiquea bas / pas masculine, classiqueb rue / vue féminine, classiquea bigarrés / chamarrés masculine, classiqueb trousse / housse féminine, classiquea fourré / entouré masculine, classiqueb compagnie / cérémonie féminine, classiquea midi / jeudi masculine, classiqueb infernale / grand’salle féminine, classiquea huissiers / gremers masculine, classiqueb misanthrope / d’Ésope féminine, classiquea fous / jaloux masculine, classiqueb tête / bête féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.1· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
308 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Paris, Hachette, 1889· numérisation gallica.bnf.fr· Sources