Le recueil des souvenirs, 1899· Heures florentines
Florence
O Florence divine, ô Florence, premièreDes villes, ô Florence, harmonie et clarté,Qui dira le charmant accueil de ta beautéAu cœur épris d’art pur, de ciel et de lumière ?
En ton sol ont fleuri les Grâces ; chaque pierreDe ton enceinte parle à la postéritéDe chefs-d’œuvre, d’histoire ou du nom respectéD’un Héros qui courba jadis ta tête altière.
Tu connus les baisers si doux des dieux d’HellasEt les doctes leçons de la noble Pallas.Tu fus la terre heureuse où se plurent les Sages
Et les Maîtres faisant germer sous leurs pinceauxLeurs beaux rêves d’artiste en sereines imagesPleines de clairs printemps, d’azur et de ruisseaux.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le recueil des souvenirs, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1899· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources