Le recueil des souvenirs, 1899· Heures antiques· Ii. médaillons
Hospitalité
A Louis Delaporte.
Le Dieu de buis gardant le seuil de ma demeureEst l’image d’Hercule. O Passant, ne crains pasQu’il t’en barre l’entrée où se portent tes pas.Mon hospitalité, Frère, n’est pas un leurre.
Qu’Erynnis trouble cet asile ou que je meure,Si pour refaire un peu tes pauvres membres las,Tu ne trouves, au bain, non loin de l’hypocras,L’huile qui sur le corps en larmes d’ambre pleure !
Dépose là le glaive au fourreau clair fiché :Mon esclave l’ayant à la porte accrochéÔtera du pommeau la rouille et la poussière.
Et le repas fini, quand tombera le soir,Nous verrons peu à peu rougir, décroître et choirPhébus et son quadrige en leur gloire princière.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le recueil des souvenirs, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1899· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources