Le recueil des souvenirs, 1899· Heures douces
Les fleurs
A Henry Gauthier-Villars.
Mon cœur à l’amour va s’unirSans craindre la souffrance vaine,Et j’ai vu le printemps venir :
Moissonnons les fleurs de verveine.
Mais la foudre a déracinéL’arbre d’espoir dès qu’il fut né :Jetez les serpes, vaines armes !
Cueillons en pleurs les fleurs de larmes.
La vie ainsi veut condamnerLes Poètes, semeurs de charmes,A ne pouvoir que vous glaner,
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le recueil des souvenirs, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1899· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources