Le recueil des souvenirs, 1899· Heures florentines
Oliviers toscans
Pour Anatole France.
O les chers oliviers frissonnant sous les brises,Et buvant la lumière allègre du matin !Ils mettent des festons bleutés, des houppes grisesEt de discrets décors à l’horizon lointain.
Ils couronnent d’argent les hauteurs de FiesoleQui sur un mamelon délicieux s’isolePour regarder Florence, et le cirque des montsA la courbe élégante et l’éclat des limons
Du Mugnone onduleux que le soleil fait luire.O les chers oliviers égayés d’un sourireSous l’effluve embaumé du vent et le ciel bleu,Et voilant d’une écharpe ou de fine dentelle,Les villas aux murs blancs, roses et tourterelle…
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le recueil des souvenirs, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1899· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources