Le recueil des souvenirs, 1899· Heures antiques· Ii. médaillons
Sp. Postumius et les bacchanales
Tite-Live, XXXIX, 9-17.
A Édouard Callon.
Devant les Sénateurs courbant sa tête grise,Postumius, consul, dénonce le danger,La honte et les secrets de ce culte étrangerQue Rome dissolue adopte et favorise.
Il dit le bois infâme où la secte se griseDe stupres ; les amants tout prêts à s’égorger,Les obscènes clameurs qui, dans le soir léger,Couvrent les cris d’enfants qu’on souille et martyrise.
Il dépeint le fléau qui, chaque jour, croissant,Enserre le pays dans un étau puissantEt jette l’Italie aux forces infernales.
Et tous, les bras tendus et le cœur agité,Entendent dévoiler l’horreur des BacchanalesQui vont, comme une lèpre, envahir la Cité.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le recueil des souvenirs, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1899· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources