Les heures de la muse - Ii, 1902· Les antiques· Hercule et Déjanire
II. L’hymen
Hymen a couronné la flamme des amantsQui, les yeux dans les yeux et les mains enlacées,Promènent leur bonheur et de douces penséesA l’ombre des grands bois aux feuillages dormants.
O pleurs de volupté, fougue ardente, serments,Baisers, combats d’amour, repos, forces lassées !…Hercule de son cœur a ses peines chassées,Car les plus tendres soins occupent ses moments.
Il a vu pour lui seul fleurir la fleur exquise.Pour lui seul une vierge ingénument éprise,Dénoua sa ceinture et ses timides bras.
Et lorsque dans la nuit repose son amie,Hercule, contemplant Déjanire endormie,Reste sourd au Destin qui l’appelle tout bas.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les heures de la muse, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1902· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources