Les heures de la muse - Ii, 1902· Les antiques· Hercule et Déjanire
V. Le centaure blessé
Au flanc du vieux Centaure entre la flèche ailéeDont les venins de l’Hydre enténèbrent le bois.L’arc d’Hercule triomphe et le monstre aux aboisContemple en expirant la natale vallée.
Puis couvant du regard l’épouse inviolée :« Recueille, lui dit-il d’une tremblante voix,O Princesse, le sang qui recouvre tes doigtsEt qui se fige autour de ma hanche gonflée.
« Enferme, Déjanire, en un vase d’airainCette rouge liqueur, ce philtre souverainQue le poison de Lerne épaissit et macule.
« Sache qu’en y trempant la tunique de linDu Héros magnanime, indomptable et divin,Fidèle à ton foyer tu garderas Hercule. »
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les heures de la muse, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1902· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources