Les jours reflétés, 1925· La vie· II In Memoriam
De tes deuils si cruels, o France
De tes deuils si cruels, ô France, de tes ruines,Des dommages subis dans ta prospérité,Des coups que te porta l’ennemi détesté,Tu sortiras, sublime entre les héroïnes.
Tes sacrifices, va, porteront de beaux fruits.Avec fierté tu peux, toi qui sauves le monde,Te dresser, les regards sur ton œuvre féconde,Et dans toute la gloire à ton destin promis.
Tu te relèveras, fière, régénérée,Consciente de ta valeur et de tes droits,République greffée à la France des rois,Mais demeurant la France où le progrès se crée,
La France en qui renaît un généreux passé,Qui court à l’Avenir, plus fameuse et plus belle,Et que l’Aigle germain effleura de son ailePour rester sur le sol mortellement blessé.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les jours reflétés, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1925· numérisation gallica.bnf.fr· Sources