Les jours reflétés, 1925· La vie· III L’amour
Je veux que ma tendresse…
Je veux que ma tendresse, ainsi qu’un mur épaisVous préserve toujours du mal ou de la vie,Et trace autour de vous une enceinte fleurieQu’habitent la douceur, l’harmonie et la paix.
Je veux que vous n’ayez dans la fuite des heuresNi douloureux à-coups, ni lancinants pensersEt fassiez de mon cœur la plus sûre demeure,La secrète oasis où seule vous passez.
Et je veux que l’Amour, ô fleur harmonieuse,Vous abrite dans ses voiles couleur de ciel,Comme au désert la nue à jamais glorieuse,Dans ses parois de feu recélant l’Éternel !
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les jours reflétés, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1925· numérisation gallica.bnf.fr· Sources