Les Lauriers de l’Olympe, 1907· L’amour
L’abandon
Tout me fait mal, hélas ! de l’ardeur amoureuseOù vous vous complaisez,Car je retrouve en vous des traits que l’Amour creuseEt rend inapaisés.
Mais ce n’est pas sur moi que le désir reposeSon vol impérieux…Un autre a votre cœur, vos bras, votre front rose,Vos lèvres et vos yeux.
Et rien n’est plus cruel que le charmant visageQui me donnait sa fleurJadis et maintenant n’a plus sur mon passageQu’une morne froideur.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Lauriers de l’Olympe, Paris, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1907· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources