Les Mirages, 1897· Chants de la nature
Aurore et four
A Antony Valabrègue.
PAS un oiseau n’est encore éveilléAux champs moroses.Le pâle ciel apparaît tout feuilléDe passe-roses.
Bientôt l’aurore étincelle, et soudainFuit le silenceSous les rayons empourprés que sa mainEn tous lieux lance.
Sublimité de l’horizon lointain !Pâle et blêmie,Au firmament l’étoile du matinS’est endormie.
Et tout à coup voici qu’à l’orientBrille une flamme :Salut, soleil, qui reviens, souriant,Grandir mon âme !
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Mirages, Lyon, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1897· numérisation books.google.com· Sources