Les Mirages, 1897· Rome et venise· Souvenirs de Rome
X. Le temple de Vesta
IL est encor debout le temple circulaireQui, des siècles durant, fut ton âtre, Vesta !Ton saint culte, parmi les vieux cultes, restaLe seul qui de candeur à distance s’éclaire.
Numa Pompilius, le bon roi populaire,En quittant la Sabine et ses champs, t’importa,O Feu perpétuel que Rome respectaComme un symbole pur du Foyer tutélaire.
Le jour, sur les autels recouverts de laurier,Dans un creuset d’airain flamboyait ton brasier ;Des vierges, le front ceint de blancs et chastes voiles,
Entretenaient sa flamme avec un soin pieux,Et la nuit, sa lueur répondait aux étoilesDont la poussière d’or éclaboussait les cieux.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Mirages, Lyon, ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR, 1897· numérisation books.google.com· Sources