Mélodies poétiques, 1890· Paysages
I. — Arles
А G. CANTON
Arles, cité charmante, aux lignes orgueilleuses,Les tendres dieux d’Hellas habitèrent jadisTes maisons, tes autels et les sacrés parvisDe tes temples légers, aux courbes gracieuses.
Tu connus la beauté des formes lumineuses,Et tu donnas naissance à des types exquis ;Tes vierges au front pur, aux regards alanguis,Servent à ta splendeur de parures flatteuses.
Tu ris au clair soleil qui donne la gaieté,Il émane de toi comme un parfum attique,Le ; teintes de ton sol rappellent l’âpreté
Et le terrain brûlé de la Grèce mystique ;Tu t’es faite le cœur du pays provençal,Et l’art vainqueur poursuit en tes murs l’Idéal.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mélodies poétiques, Lyon, HENRI GEORG, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1890· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources