Mélodies poétiques, 1890· Paysages
Iii. — Nîmes
Les dieux romains, les dieux de force et de lumière,Nîmes, ont dispensé sur toi leurs purs rayons ;Ils ont bâti tes murs, ô ville, et nous voyonsDe leur œuvre immortelle encor la trace altière.
La blanche Diane, aimant ton enceinte princière,Fit pendant de longs jours ses prédilectionsDe tes fils valeureux ; et des ovationsRetentirent souvent dans ton arène fière.
Tu te plais à rêver parmi les oliviers ;Autour de toi les champs poudreux partout s’étendent ;Dans tes jardins où des parfums purs se répandent,
Les fleurs disent une hymne aux cieux hospitaliers ;Mais du Passé lointain subsistent les victoires,Car tu gardes intact le trésor de tes gloires.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mélodies poétiques, Lyon, HENRI GEORG, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1890· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources