Mélodies poétiques, 1890· Paysages
Iv. — Marseille
A J. DE PONTEVÈS-SABRAN
Auprès des flots berceurs de la mer azurée,Avec son blanc essaim de joyeuses villas,Parmi des amandiers, des roses, des lilas,Marseille resplendit éclatante et parée.
En caressant ton front, ville prédestinée,Le vent tiède murmure un chant à tes appas,Il dit ton bonheur calme et qui ne s’éteint pas,Ton climat radieux comme ta destinée.
Et Marseille sourit à l’éternel Printemps ;Au lointain la mer bleue étend la couleur paleDe son onde changeante aux soleils éclatants ;
Tandis que dominant la Cité triomphale,Comme un aigle posé sur le haut d’un rocher,La Vierge de la Garde élève son clocher.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Mélodies poétiques, Lyon, HENRI GEORG, LIBRAIRE-ÉDITEUR, 1890· numérisation numelyo.bm-lyon.fr· Sources