Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· II La mort de l’amour
XXXII. « Il faisait une nuit merveilleusement belle »
Il faisait une nuit‖ merveilleusement belle ;Et le chant des oiseaux‖ encore insomnolents,Aussi doux que possible,‖ était des plus troublants.Ah ! par de telles nuits‖ il n’est point de cruelles !
La lune se leva,‖ toujours tendre et fidèleAux pâles amoureux‖ qui se montrent constants :Il circulait dans l’air‖ un souffle de printemps,Et le cœur allégé‖ se sentait presque une aile.
Ah ! tous nos souvenirs‖ sont morts et enterrésPurs souvenirs d’amour,‖ glorieux et sacrés,Pouvez-vous habiter‖ encor ce cœur infâme ?
Sans avoir la pudeur‖ de nous boucher les yeux,Je t’ai dit : mon amour,‖ et tu m’as dit : mon âmeEt nous nous sommes mis‖ à rire tous les deux.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a belle / cruelles féminineb insomnolents / troublants masculinea fidèle / aile féminineb constants / printemps masculinec enterrés / sacrés masculined infâme / âme fémininee yeux / deux masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources