Les poëmes de l’amour et de la mer, 1876· I La fleur des eaux
II. « Je m’étais enivré d’espace et de ciel bleu »
Je m’étais enivré‖ d’espace et de ciel bleu ;Tout ébloui, j’avais‖ sur l’infini des ondesFatigué mon esprit‖ de courses vagabondes :Il me manquait encor‖ la déesse du lieu.
Elle m’est apparue‖ un jour, et j’ai fait vœuD’aller chercher coraux‖ et perles, tout au monde,Pour embellir encor‖ sa belle tête blonde —Parce qu’il m’a semblé‖ la voir sourire un peu.
Dans mes nuits sans sommeil‖ je ne vois plus rien qu’elle,Telle qu’elle a passé‖ devant mes yeux, si belleAvec ses grands cheveux‖ royalement tordus ;
Blanche comme l’écume‖ éclatante des vagues,Et fixant sur mes yeux‖ ses yeux charmants et vaguesQui reflètent la mer‖ et le ciel confondus.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef ggf
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a bleu / lieu masculineb ondes / vagabondes fémininec vœu / peu masculined monde / blonde fémininee qu’elle / belle fémininef tordus / confondus masculine
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les poëmes de l’amour et de la mer, Paris, Charpentier et Cie, Libraires-éditeurs, 1876· numérisation gallica.bnf.fr· Sources