Œuvres poétiques, 1790· Élégies antiques
VII. Épitaphe
Mes Mânes à Clytie :‖ « Adieu, Clytie, adieu.Est-ce toi dont les pas‖ ont visité ce lieuParle. Est-ce toi, Clytie,‖ ou dois-je attendre encore ?Ah ! si tu ne viens pas‖ seule ici, chaque aurore,Rêver au peu de jours‖ où je vivais pour toi,Voir cette ombre qui t’aime‖ et parler avec moi,D’Élysée à mon cœur‖ la paix devient amère,Et la terre à mes os‖ ne sera plus légère.Chaque fois qu’en ces lieux‖ un air frais au matinVient caresser ta bouche‖ et voler sur ton sein,Pleure, pleure, c’est moi ;‖ pleure, fille adorée ;C’est mon âme qui fuit‖ sa demeure sacrée,Et sur ta bouche encore‖ aime à se reposer.Pleure, ouvre-lui tes bras‖ et rends-lui son baiser. »
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 7((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a adieu / lieu masculine, classiqueb encore / aurore féminine, classiquea toi / moi masculine, classiqueb amère / légère féminine, classiquea matin / sein masculine, classiqueb adorée / sacrée féminine, classiquea reposer / baiser masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Alphonse Lemerre, éditeur, 1899· numérisation gallica.bnf.fr· Sources