Œuvres poétiques, 1790· Poésies antiques ‒ études
I. L’Aveugle
DIEU dont l’arc est d’argent,‖ dieu de Claros, écoute,O Sminthée Apollon,‖ je périrai sans doute,Si tu ne sers de guide‖ à cet aveugle errant. »C’est ainsi qu’achevait‖ l’aveugle en soupirant,Et près des bois marchait,‖ faible, et sur une pierreS’asseyait. Trois pasteurs,‖ enfants de cette terre,Le suivaient, accourus‖ aux abois turbulentsDes molosses, gardiens‖ de leurs troupeaux bêlants.Ils avaient, retenant‖ leur fureur indiscrète,Protégé du vieillard‖ la faiblesse inquiète ;Ils l’écoutaient de loin,‖ et s’approchant de lui :« Quel est ce vieillard blanc,‖ aveugle et sans appui ?Serait-ce un habitant‖ de l’empire céleste ?Ses traits sont grands et fiers ;‖ de sa ceinture agrestePend une lyre informe ;‖ et les sons de sa voixÉmeuvent l’air et l’onde,‖ et le ciel et les bois. »
Mais il entend leurs pas,‖ prête l’oreille, espère,Se trouble, et tend déjà‖ les mains à la prière.« Ne crains point, disent-ils,‖ malheureux étranger ;(Si plutôt, sous un corps‖ terrestre et passager,Tu n’es point quelque dieu‖ protecteur de la Grèce,Tant une grâce auguste‖ ennoblit ta vieillesse !)Si tu n’es qu’un mortel,‖ vieillard infortuné,Les humains près de qui‖ les flots t’ont amenéAux mortels malheureux‖ n’apportent point d’injures.Les destins n’ont jamais‖ de faveurs qui soient pures.Ta voix noble et touchante‖ est un bienfait des dieux ;Mais aux clartés du jour‖ ils ont fermé tes yeux.
« — Enfants, car votre voix‖ est enfantine et tendre,Vos discours sont prudents‖ plus qu’on n’eût dû l’attendre ;Mais, toujours soupçonneux,‖ l’indigent étrangerCroit qu’on rit de ses maux‖ et qu’on veut l’outrager.Ne me comparez point‖ à la troupe immortelle :Ces rides, ces cheveux,‖ cette nuit éternelle,Voyez, est-ce le front‖ d’un habitant des cieux ?Je ne suis qu’un mortel,‖ un des plus malheureux !Si vous en savez un,‖ pauvre, errant, misérable,
C’est à celui-là seul‖ que je suis comparable ;Et pourtant je n’ai point,‖ comme fit Thamyris,Des chansons à Phébus‖ voulu ravir le prix ;Ni, livré comme Œdipe‖ à la noire Euménide,Je n’ai puni sur moi‖ l’inceste parricide ;Mais les dieux tout-puissants‖ gardaient à mon déclinLes ténèbres, l’exil,‖ l’indigence et la faim.
« — Prends, et puisse bientôt‖ changer ta destinée ! »Disent-ils. Et tirant‖ ce que, pour leur journée,Tient la peau d’une chèvre‖ aux crins noirs et luisants,Us versent à l’envi,‖ sur ses genoux pesants,Le pain de pur froment,‖ les olives huileuses,Le fromage et l’amande,‖ et les figues mielleuses ;Et du pain à son chien‖ entre ses pieds gisant,Tout hors d’haleine encore,‖ humide et languissant,Qui, malgré les rameurs,‖ se lançant à la nage,L’avait loin du vaisseau‖ rejoint sur le rivage.« Le sort, dit le vieillard,‖ n’est pas toujours de fer,Je vous salue, enfants‖ venus de Jupiter ;Heureux sont les parents‖ qui tels vous firent naître !Mais venez, que mes mains‖ cherchent à vous connaître ;Je crois avoir des yeux.‖ Vous êtes beaux tous trois.Vos visages sont doux,‖ car douce est votre voix.Qu’aimable est la vertu‖ que la grâce environne !Croissez, comme j’ai vu‖ ce palmier de Latone,Alors qu’ayant des yeux‖ je traversais les flots ;Car jadis, abordant‖ à la sainte Délos,
Je vis près d’Apollon,‖ à son autel de pierre,Un palmier, don du ciel,‖ merveille de la terre.Vous croîtrez, comme lui,‖ grands, féconds, révérés,Puisque les malheureux‖ sont par vous honorés.Le plus âgé de vous‖ aura vu treize années :A peine, mes enfants,‖ vos mères étaient nées,Que j’étais presque vieux.‖ Assieds-toi près de moi,Toi, le plus grand de tous ;‖ je me confie à toi.Prends soin du vieil aveugle.‖ — O sage magnanime !Comment, et d’où viens-tu ?‖ car l’onde maritimeMugit de toutes parts‖ sur nos bords orageux.« — Des marchands de Symé‖ m’avaient pris avec eux.J’allais voir, m’éloignant‖ des rives de Carie,Si la Grèce pour moi‖ n’aurait point de patrie,Et des dieux moins jaloux,‖ et de moins tristes jours ;Car jusques à la mort‖ nous espérons toujours.Mais pauvre et n’ayant rien‖ pour payer mon passage,Ils m’ont, je ne sais où,‖ jeté sur le rivage.
« — Harmonieux vieillard,‖ tu n’as donc point chanté ?Quelques sons de ta voix‖ auraient tout acheté.
« — Enfants ! du rossignol‖ la voix pure et légèreN’a jamais apaisé‖ le vautour sanguinaire ;Et les riches, grossiers,‖ avares, insolents,N’ont pas une âme ouverte‖ à sentir les talents.Guidé par ce bâton,‖ sur l’arène glissante,Seul, en silence, au bord‖ de l’onde mugissante,J’allais, et j’écoutais‖ le bêlement lointainDe troupeaux agitant‖ leurs sonnettes d’airain.Puis j’ai pris cette lyre,‖ et les cordes mobilesOnt encor résonné‖ sous mes vieux doigts débiles.Je voulais des grands dieux‖ implorer la bonté,Et surtout Jupiter,‖ dieu d’hospitalité,Lorsque d’énormes chiens‖ à la voix formidableSont venus m’assaillir ;‖ et j’étais misérable,Si vous (car c’était vous‖), avant qu’ils m’eussent pris,N’eussiez armé pour moi‖ les pierres et les cris.
« — Mon père, il est donc vrai :‖ tout est devenu pire ?Car jadis, aux accents‖ d’une éloquente lyre,Les tigres et les loups,‖ vaincus, humiliés,D’un chanteur comme toi‖ vinrent baiser les pieds.
« — Les barbares ! J’étais‖ assis près de la poupe.« Aveugle vagabond,‖ dit l’insolente troupe,« Chante, si ton esprit‖ n’est point comme tes yeux,« Amuse notre ennui ;‖ tu rendras grâce aux dieux…J’ai fait taire mon cœur‖ qui voulait les confondre ;Ma bouche ne s’est point‖ ouverte à leur répondre ;Ils n’ont pas entendu‖ ma voix, et sous ma mainJ’ai retenu le dieu‖ courroucé dans mon sein.Symé, puisque tes fils‖ dédaignent Mnémosyne,Puisqu’ils ont fait outrage‖ à la muse divine,Que leur vie et leur mort‖ s’éteignent dans l’oubli ;Que ton nom dans la nuit‖ demeure enseveli !
« — Viens, suis-nous à la ville ;‖ elle est toute voisine,Et chérit les amis‖ de la muse divine.Un siège aux clous d’argent‖ te place à nos festins ;Et là les mets choisis,‖ le miel et les bons vins,Sous la colonne où pend‖ une lyre d’ivoire,Te feront de tes maux‖ oublier la mémoire.Et si, dans le chemin,‖ rapsode ingénieux,Tu veux nous accorder‖ tes chants dignes des cieux,Nous dirons qu’Apollon,‖ pour charmer les oreilles,T’a lui-même dicté‖ de si douces merveilles.
« — Oui, je le veux ; marchons.‖ Mais où m’entraînez-vous ?Enfants du vieil aveugle,‖ en quel lieu sommes-nous ?
« — Syros est l’île heureuse‖ où nous vivons, mon père.— Salut, belle Syros,‖ deux fois hospitalière !Car sur ses bords heureux‖ je suis déjà venu :Amis, je la connais.‖ Vos pères m’ont connu :Ils croissaient comme vous ;‖ mes yeux s’ouvraient encoreAu soleil, au printemps,‖ aux roses de l’aurore ;J’étais jeune et vaillant.‖ Aux danses des guerriers,A la course, aux combats,‖ j’ai paru des premiers.J’ai vu Corinthe, Argos,‖ et Crète et les cent villes,Et du fleuve Égyptus‖ les rivages fertiles ;Mais la terre et la mer,‖ et l’âge et les malheurs,Ont épuisé ce corps‖ fatigué de douleurs.La voix me reste. Ainsi‖ la cigale innocente,Sur un arbuste assise,‖ et se console et chante.
Commençons par les dieux :‖ « Souverain Jupiter ;« Soleil qui vois, entends,‖ connais tout ; et toi, mer ;« Fleuves, terre, et noirs dieux‖ des vengeances trop lentes,« Salut ! venez à moi,‖ de l’Olympe habitantes,« Muses ! vous savez tout,‖ vous, déesses ; et nous,« Mortels, ne savons rien‖ qui ne vienne de vous. »
Il poursuit ; et déjà‖ les antiques ombragesMollement en cadence‖ inclinaient leurs feuillages ;Et pâtres oubliant‖ leur troupeau délaissé,Et voyageurs quittant‖ leur chemin commencé,Couraient. Il les entend,‖ près de son jeune guide,L’un sur l’autre pressés,‖ tendre une oreille avide ;Et nymphes et sylvains‖ sortaient pour l’admirer,Et l’écoutaient en foule,‖ et n’osaient respirer ;Car en de longs détours‖ de chansons vagabondesIl enchaînait de tout‖ les semences fécondes,Les principes du feu,‖ les eaux, la terre et l’air,Les fleuves descendus‖ du sein de Jupiter,Les oracles, les arts,‖ les cités fraternelles,Et depuis le chaos‖ les amours immortelles ;D’abord le roi divin,‖ et l’Olympe, et les cieux,Et le monde, ébranlés‖ d’un signe de ses yeux,Et les dieux partagés‖ en une immense guerre ;Et le sang plus qu’humain‖ venant rougir la terre,Et les rois assemblés,‖ et sous les pieds guerriersUne nuit de poussière,‖ et les chars meurtriers,Et les héros armés,‖ brillant dans les campagnesComme un vaste incendie‖ aux cimes des montagnes,
Les coursiers hérissant‖ leur crinière à longs flots,Et d’une voix humaine‖ excitant les héros ;De là, portant ses pas‖ dans les paisibles villes,Les lois, les orateurs,‖ les récoltes fertiles ;Mais bientôt de soldats‖ les remparts entourés,Les victimes tombant‖ dans les parvis sacrés,Et les assauts mortels‖ aux épouses plaintives,Et les mères en deuil,‖ et les filles captives ;Puis aussi les moissons‖ joyeuses, les troupeauxBêlants ou mugissants,‖ les rustiques pipeaux,Les chansons, les festins,‖ les vendanges bruyantes,Et la flûte et la lyre,‖ et les notes dansantes.Puis, déchaînant les vents‖ à soulever les mers,Il perdait les nochers‖ sur les gouffres amers ;De là, dans le sein frais‖ d’une roche azurée,En foule il appelait‖ les filles de Nérée,Qui, bientôt à ses cris‖ s’élevant sur les eaux,Aux rivages troyens‖ parcouraient les vaisseaux.Puis il ouvrait du Styx‖ la rive criminelle,Et puis les demi-dieux‖ et les champs d’asphodèle,Et la foule des morts :‖ vieillards seuls et souffrants,Jeunes gens emportés‖ aux yeux de leurs parents,Enfants dont au berceau‖ la vie est terminée,Vierges dont le trépas‖ suspendit l’hyménée.
Mais, ô bois, ô ruisseaux,‖ ô monts, ô durs cailloux,Quels doux frémissements‖ vous agitèrent tous,Quand bientôt à Lemnos,‖ sur l’enclume divine,Il forgeait cette trame‖ irrésistible et fineAutant que d’Arachné‖ les pièges inconnus,Et dans ce fer mobile‖ emprisonnait Vénus !Et quand il revêtit‖ d’une pierre soudaineLa fière Niobé,‖ cette mère thébaine !Et quand il répétait‖ en accents de douleursDe la triste Aédon‖ l’imprudence et les pleurs,Qui, d’un fils méconnu‖ marâtre involontaire,Vola, doux rossignol,‖ sous le bois solitaire !Ensuite, avec le vin,‖ il versait aux hérosLe puissant népenthès,‖ oubli de tous les maux ;Il cueillait le moly,‖ fleur qui rend l’homme sage ;Du paisible lotos‖ il mêlait le breuvage :Les mortels oubliaient,‖ à ce philtre charmés,Et la douce patrie‖ et les parents aimés.C’est ainsi que l’Olympe‖ et les bois du PénéeVirent ensanglanter‖ les banquets d’hyménée,Quand Thésée, au milieu‖ de la joie et du vin,La nuit où son ami‖ reçut à son festinLe peuple monstrueux‖ des enfants de la nue,Fut contraint d’arracher‖ l’épouse demi-nueAu bras ivre et nerveux‖ du sauvage Eurytus.Soudain, le glaive en main,‖ l’ardent Pirithoüs :« Attends ; il faut ici‖ que mon affront s’expie,Traître ! » Mais, avant lui,‖ sur le centaure impieDryas a fait tomber,‖ avec tous ses rameaux,Un long arbre de fer‖ hérissé de flambeaux :L’insolent quadrupède‖ en vain s’écrie ; il tombe,Et son pied bat le sol‖ qui doit être sa tombe.Sous l’effort de Nessus,‖ la table du repas
Roule, écrase Cymèle,‖ Évagre, Périphas.Pirithoüs égorge‖ Antimaque, et Pétrée,Et Cyllare aux pieds blancs,‖ et le noir Macarée,Qui de trois fiers lions,‖ dépouillés par sa main,Couvrait ses quatre flancs,‖ armait son double sein.Courbé, levant un roc‖ choisi pour leur vengeance,Tout à coup, sous l’airain‖ d’un vase antique, immense,L’imprudent Bianor,‖ par Hercule surpris,Sent de sa tête énorme‖ éclater les débris.Hercule et la massue‖ entassent en trophéeClanis, Démoléon,‖ Lycothas, et RiphéeQui portait sur ses crins,‖ de taches colorés,L’héréditaire éclat‖ des nuages dorés.Mais d’un double combat‖ Eurynome est avide,Car ses pieds, agités‖ en un cercle rapide,Battent à coups pressés‖ l’armure de Nestor ;Le quadrupède Hélops‖ fuit ; l’agile Crantor,Le bras levé, l’atteint ;‖ Eurynome l’arrête ;D’un érable noueux‖ il va fendre sa tête,Lorsque le fils d’Égée,‖ invincible, sanglant,L’aperçoit, à l’autel‖ prend un chêne brûlant,Sur sa croupe indomptée,‖ avec un cri terrible,S’élance, va saisir‖ sa chevelure horrible,L’entraîne, et, quand sa bouche,‖ ouverte avec effort,Crie, il y plonge ensemble‖ et la flamme et la mort.L’autel est dépouillé.‖ Tous vont s’armer de flamme,Et le bois porte aux cieux‖ les hurlements de femme,L’ongle frappant la terre,‖ et les guerriers meurtris,Et les vases brisés,‖ et l’injure, et les cris.Ainsi le grand vieillard,‖ en images hardies,Déployait le tissu‖ des saintes mélodies.Les trois enfants, émus‖ à son auguste aspect,Admiraient, d’un regard‖ de joie et de respect,De sa bouche abonder‖ les paroles divines,Comme en hiver la neige‖ au sommet des collines.Et, partout accourus,‖ dansant sur son chemin,Hommes, femmes, enfants,‖ les rameaux à la main,Et vierges et guerriers,‖ jeunes fleurs de la ville,Chantaient : « Viens dans nos murs,‖ viens habiter notre île ;Viens, prophète éloquent,‖ aveugle harmonieux,Convive du nectar,‖ disciple aimé des dieux ;Des jeux, tous les cinq ans,‖ rendront saint et prospèreLe jour où nous avons‖ reçu le grand HOMÈRE. »
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 135((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 18 distiques
- Mots à la rime
- a écoute / doute féminine, classiqueb errant / soupirant masculine, classiquea pierre / terre féminine, classiqueb turbulents / bêlants masculine, classiquea indiscrète / inquiète féminine, classiqueb lui / appui masculine, classiquea céleste / agreste féminine, classiqueb voix / bois masculine, classiquea espère / prière féminine, classiqueb étranger / passager masculine, classiquea Grèce / vieillesse féminine, classiqueb infortuné / amené masculine, classiquea d’injures / pures féminine, classiqueb dieux / yeux masculine, classiquea tendre / l’attendre féminine, classiqueb étranger / l’outrager masculine, classiquea immortelle / éternelle féminine, classiqueb cieux / malheureux masculine, classiquea misérable / comparable féminine, classiqueb Thamyris / prix masculine, classiquea Euménide / parricide féminine, classiqueb déclin / faim masculine, classiquea destinée / journée féminine, classiqueb luisants / pesants masculine, classiquea huileuses / mielleuses féminine, classiqueb gisant / languissant masculine, classiquea nage / rivage féminine, classiqueb fer / Jupiter masculine, classiquea naître / connaître féminine, classiqueb trois / voix masculine, classiquea environne / Latone féminine, classiqueb flots / Délos masculine, classiqueb révérés / honorés masculine, classiquea années / nées féminine, classiqueb moi / toi masculine, classiquea magnanime / maritime féminine, classiqueb orageux / eux masculine, classiquea Carie / patrie féminine, classiqueb jours / toujours masculine, classiquea passage / rivage féminine, classiqueb chanté / acheté masculine, classiquea légère / sanguinaire féminine, classiqueb insolents / talents masculine, classiquea glissante / mugissante féminine, classiqueb lointain / d’airain masculine, classiquea mobiles / débiles féminine, classiqueb bonté / d’hospitalité masculine, classiquea formidable / misérable féminine, classiqueb pris / cris masculine, classiquea pire / lyre féminine, classiqueb humiliés / pieds masculine, classiquea poupe / troupe féminine, classiqueb yeux / dieux masculine, classiquea confondre / répondre féminine, classiqueb main / sein masculine, classiquea Mnémosyne / divine féminine, classiqueb l’oubli / enseveli masculine, classiquea voisine / divine féminine, classiqueb festins / vins masculine, classiquea d’ivoire / mémoire féminine, classiqueb ingénieux / cieux masculine, classiquea oreilles / merveilles féminine, classiqueb m’entraînez-vous / sommes-nous masculine, classiquea père / hospitalière féminine, classiqueb venu / connu masculine, classiquea encore / l’aurore féminine, classiqueb guerriers / premiers masculine, classiquea villes / fertiles féminine, classiqueb malheurs / douleurs masculine, classiquea innocente / chante féminine, classiqueb Jupiter / mer masculine, classiquea lentes / habitantes féminine, classiqueb nous / vous masculine, classiquea ombrages / feuillages féminine, classiqueb délaissé / commencé masculine, classiquea guide / avide féminine, classiqueb l’admirer / respirer masculine, classiquea vagabondes / fécondes féminine, classiqueb l’air / Jupiter masculine, classiquea fraternelles / immortelles féminine, classiqueb cieux / yeux masculine, classiquea guerre / terre féminine, classiqueb guerriers / meurtriers masculine, classiquea campagnes / montagnes féminine, classiqueb flots / héros masculine, classiqueb entourés / sacrés masculine, classiquea plaintives / captives féminine, classiqueb troupeaux / pipeaux masculine, classiquea bruyantes / dansantes féminine, classiqueb mers / amers masculine, classiquea azurée / Nérée féminine, classiqueb eaux / vaisseaux masculine, classiquea criminelle / d’asphodèle féminine, classiqueb souffrants / parents masculine, classiquea terminée / l’hyménée féminine, classiqueb cailloux / tous masculine, classiquea divine / fine féminine, classiqueb inconnus / Vénus masculine, classiquea soudaine / thébaine féminine, classiqueb douleurs / pleurs masculine, classiquea involontaire / solitaire féminine, classiqueb héros / maux masculine, classiquea sage / breuvage féminine, classiqueb charmés / aimés masculine, classiquea Pénée / d’hyménée féminine, classiqueb vin / festin masculine, classiquea nue / demi-nue féminine, classiqueb Eurytus / Pirithoüs masculine, classiquea s’expie / impie féminine, classiqueb rameaux / flambeaux masculine, classiquea tombe féminine, classiqueb repas / Périphas masculine, classiquea Pétrée / Macarée féminine, classiquea vengeance / immense féminine, classiqueb surpris / débris masculine, classiquea trophée / Riphée féminine, classiqueb colorés / dorés masculine, classiquea avide / rapide féminine, classiqueb Nestor / Crantor masculine, classiquea l’arrête / tête féminine, classiqueb sanglant / brûlant masculine, classiquea terrible / horrible féminine, classiqueb effort / mort masculine, classiquea flamme / femme féminine, classiqueb meurtris / cris masculine, classiquea hardies / mélodies féminine, classiqueb aspect / respect masculine, classiquea divines / collines féminine, classiqueb chemin / main masculine, classiquea ville / île féminine, classiqueb harmonieux / dieux masculine, classiquea prospère / HOMÈRE féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
270 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Alphonse Lemerre, éditeur, 1899· numérisation gallica.bnf.fr· Sources