Œuvres poétiques, 1790· Poèmes
La Reconnaissance
IL pleurait, je pleurai.‖ Non, ce n’est point en moiQu’habite l’homme dur,‖ seul, tout entier à soi,Dont l’œil n’a point de pleurs‖ pour les maux de ses frères,Qui, lorsque l’indigent,‖ dans ses plaintes amères,Vient répandre à ses pieds‖ les larmes de la faim,Ferme son cœur farouche‖ et son avare main ;Qui, dans ses longs projets‖ où notre esprit s’élance,N’a jamais envié‖ la suprême puissancePour voir tous les humains‖ l’aimer, bénir leur sort,Descendant à pas lents‖ du bonheur à la mort.
Versification
- Forme
- Distiques
- Rimes
- 5((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distique
- Mots à la rime
- a moi / soi masculine, classiqueb frères / amères féminine, classiquea faim / main masculine, classiqueb s’élance / puissance féminine, classiquea sort / mort masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres poétiques, Alphonse Lemerre, éditeur, 1899· numérisation gallica.bnf.fr· Sources