Poésie de Charles coran, 1887· De 1867 a 1869
A Céline qui brode toujours
Vous êtes la vertu non moins que la beauté :Je vous devrai l’émoi le plus pur de ma vie ;Vous aurez fait passer par mon âme ravieLes délectations de l’idéalité.
Rappelez sous mes yeux la sage antiquité ;Moderne Pénélope au devoir asservie,Ainsi qu’elle, écartez l’amour qui vous convie,Par un chaste travail chaque jour répété.
En d’autres temps Homère eût illustré Céline ;L’épouse, dont le front sur un tissu s’incline,Aurait levé la tète au bruit de son renom.
Tolérez qu’à défaut du chantre aux sept patriesUn poète, hautain dans ses idolâtries,Pose, comme à vos pieds, des vers sous votre nom,
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources