Poésie de Charles coran, 1887· De 1867 a 1869
Les nuages
Lorsqu’au matin d’un rendez-vousDonné pour midi sous l’ombrage,Le temps menaçait d’un orage,Je levais au ciel des yeux doux.
Qui voulaient dire : Épargnez-nous,Bonne pluie, allez en voyage ;Là-bas portez votre arrosageOù l’on vous réclame à genoux.
Dans mon besoin de bleu céleste,Je croyais presque avec un gesteGuider l’averse à l’horizon ;
Il me semblait, flatteur de nues,Que mes suppliques ingénuesDe leur menace auraient raison.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources