Poésie de Charles coran, 1887· De 1867 a 1869
Physiologie
Idéaliser l’homme est une œuvre finie ;L’espèce a trop souffert de lutter sous nos cieux.Sculpteurs, faute de type, abandonnez les dieux,Imitez le réel jusqu’en sa vilenie.
Mais pour qui veut servir le beau par son génie,L’art est de rajeunir un sang devenu vieux :Philanthrope inspiré, savant ingénieux,Devant l’être fourbu qu’il pense et s’ingénie.
Comme idole à polir il a l’humanité ;Tressaillons, s’il lui rend les biens de la santé.Dès lors plus de défauts dépravant la nature.
La féconde patrie aura des citoyensTaillés tels qu’autrefois les blancs Olympiens ;Des beaux corps renaîtra la divine sculpture.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources