Poésie de Charles coran, 1887· De 1873 a 1878
Photographie
L’imitateur par excellence.Le portraitiste sans pareilSeul garant de la ressemblance,C’est toi, photographe soleil.
Quel amant nouveau ne s’adresseA ton rigoureux objectif,Pour posséder de sa maîtresseUn portrait commémoratif ?
Aux yeux de l’amour qui débute,Toi profond, tu sais ce qu’il fautTu rends dans sa vérité bruteJusqu’au moindre petit défaut.
Sous le temps les ardeurs faiblissent ;Ton art a prévu ce progrès :Sur le dessin les traits palissentPour rester toujours aussi vrais.
Et quand l’amour vient à s’éteindre,Le portrait toujours ressemblant,Passé de même, excelle à peindreL’ombre d’un souvenir galant.
20 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources