Poésie de Charles coran, 1887· L’empire A J.-F. Thénard
A ce césar
Quoi ! tu rampais, creusant tes sombres galeries,Et maintenant, hautain, tu tranches du grand roi !Mais, tout beau ! les respects n’entreront pas chez toiLa risée est de garde au seuil des Tuileries.
Tes trucs ne pourront rien contre ses railleries.Toi qui crossas le droit, toi qui rossas la loi,Les louches détrousseurs resteront ton emploi ;A perpétuité trame des fourberies.
Ah ! tu ruses dans l’ombre, et tu veux rayonner,Et comme un Louis Quatorze en soleil gouverner !Non pas ! règne éclairé de ta sourde lanterne.
Qu’importe que le gaz t’illumine un palais ?En t’hébergeant, César, le Louvre est ta caverne,Et non plus un asile aux splendeurs de la paix.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources