Poésie de Charles coran, 1887· Ironies
A Charles Monselet
N’aimer que le parfait et négliger le resteDonne à l’âme, au visage, à la parole, au gesteD’intraitables froideurs pour la vulgarité.Faut-il qu’un tel penchant couve une infirmité !Rien ne vaut vivre au sein des rares excellences,Volant de lis en lis, nourri de leurs essences ;Mais à ce jeu d’abeille on s’épuise, et, plus tardNe trouvant plus le miel, on se. découvre un dard.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources