Poésie de Charles coran, 1887· Les familiales A la mémoire De mon vaillant et regrette gendre Léon Godard
XI. Beuzeval
Juin.
Quel heureux coin de paysage,Par nous sans chercher découvert !Le sentier creuse sous le vert ;Le ruisseau court pour l’arrosage ;
Les bœufs dans l’herbe ont bon visage ;L’huis de la ferme est entr’ouvert ;Le gros pommier offre un couvertOù se reposer au passage.
Ajoutons à ce gai tableauLe coup suprême du pinceau :Ma fille est là qui m’accompagne.
Pouvoir des êtres adorés !L’enfant, en traversant les prés,Couche un vernis sur la campagne.
D. É.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources