Poésie de Charles coran, 1887· Les familiales A la mémoire De mon vaillant et regrette gendre Léon Godard
XII. Ton mari
juillet.
Sois sans peur, j’aurai bon courage.Je veux penser à ton mari,Comme on rêve d’enfant chériAvant l’heure du mariage.
Je l’aimerai ce bienvenu ;Car il aura, s’il doit te plaire,Pour le scrupule une àme claire,Dans la joie un sens ingénu.
Il sera l’ennemi des traîtres,Dédaigneux du parjure en char.— « O mon fils, exécrez César ;N’ayons plus que des lois pour maîtres ! »
Toi, ma fille, quand à son brasJe te verrai ravie et fière.Je n’aurai rien sous la paupière,Rien que ton bonheur ; tu verras !
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources