Poésie de Charles coran, 1887· L’empire A J.-F. Thénard
Hauteur
SUR LE MONT VALÉRIEN, UN SOIR D’ILLUMINATIONS
D’effets de feu la ville est pleine :Feux sur tréteau,Jusqu’à PuteauFêtant l’oncle de Sainte-Hélène.
Seul, j’ai gravi tout d’une haleineVers ce plateau ;Dans mon manteauL’orgueil drape en beaux plis la laine.
Orgueil, où m’as-tu transporté ?— Sur la hauteur de la fierté,Saine altitude !
Des feux du ciel s’emplit l’air bleu.Qui donc fète-t-on dans ce lieu ?— Toi, solitude !
D. É.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources