Poésie de Charles coran, 1887· Les familiales A la mémoire De mon vaillant et regrette gendre Léon Godard
Il n’est rien de parfait
A la même
Ma fille, on te célèbre, et Ton a bien raison ;Tes vertus, mieux que moi nul n’en connaît la trame :Heureux l’époux futur dont tu seras la femme,L’inébranlable honneur gardera sa maison.
Si douce aux vieilles gens dans ta jeune saison,Tes soins ingénieux prouvaient une belle àme.Va, pour garder un cœur, bientôt gentille dame,Le tien se trouvera des charmes à foison.
Ton esprit, ton regard, ton sourire ont la grâceEt combien d’autres dons que, ton père, je passe !Moins modeste, à briller ma fille excellerait.
Mais, chère enfant, pourquoi ce dédain de toi-même,Quand sous tes propres yeux avant tout chacun s’aime ?Décidément sur terre il n’est rien de parfait.
1871.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources