Poésie de Charles coran, 1887· Ironies
Jéhova
Quel tour de la physique au vieux surnaturel !La foudre était un arc dont l’atroce ÉternelSe servait pour cribler l’imbécile Israël.
Mais de mater le sire un jour Franklin se pique :Il grimpe à son clocher, plante au faîte une piqueEt défie au combat l’archer ) misantropique.
Jéhova s’exaspère, il éclate, un trait part ;Sur le fer attiré le coup s’embroche au dard,Et la fureur du ciel s’éteint dans un puisard.
Toutefois, que la Bible éveille nos scrupules !Ces contes de Perrault pour vieux enfants crédulesOnt grand air en dépit de leurs faits ridicules.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources