Poésie de Charles coran, 1887· Les familiales A la mémoire De mon vaillant et regrette gendre Léon Godard
XIII. L’école
Août.
Mène au bien tes enfantsPar les chemins aimables.Dis : « Soyez raisonnables »Et jamais : « Je défends ! »
Que la clef reste au coffre !Ne les rends pas adroits.Ne dis rien de leurs droits,Dis-leur comment on offre.
Nulle arme dans leurs jeux !Dis : « La force est impie,Qui s’en prévaut l’expie. »Danse après avec eux.
Au cours de tes maximes,Dis : « Redoutez les sots ;Évitez les grands mots ;Parlez pour les victimes. »
Et quand aux nobles butsAtteindra leur jeunesse,Ces fruits de ta sagesseRediront tes vertus.
20 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources