Poésie de Charles coran, 1887· L’empire A J.-F. Thénard
La célébrité a tout prix
Parfois dans les méchants l’orgueil vise au prodige.Sa tâche a deux moyens : l’un détruit, l’autre érige,Selon que l’homme est faible ou se connaît puissant.Le chétif court brûler la merveille d’Éphèse,Et, destructeur obscur, dérobe à la fournaiseUn reflet dont l’éclat demeure éblouissant.
Le fort, s’il est armé de la prodictature,Entasse dans Paris sa folle architecture :Déplorables palais, temples sans dignité,Théâtres où les mœurs hâtent la décadence.Que veulent ces hochets de pure outrecuidance ?Rendre fameux un homme aux frais d’une cité
D. É.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources