Poésie de Charles coran, 1887· L’empire A J.-F. Thénard
Walferdin
C’est un fin et hardi vieillard,Pour l’élégance un Fragonard,Un Diderot pour la pensée ;Encyclopédiste charmant,Qu’il m’est utile en ce momentDe raison partout offensée !Aussi, j’adore aller chez luiDéblatérer contre aujourd’hui.Nous trouvons tout laid et tout bête ;Jugez si le César gâteux,Tète-de-Turc entre nous deux,Porte un laurier pour cette fête !Avons-nous criblé le coquinDes épigrammes de nos rires,Et des lazzi de nos satiresVisé son trône à baldaquin !— Cependant, autour de la chambreOù nous raillons le Deux Décembre,Fragonard, l’ami de ces lieux,Suspend des images galantesDont la fraîcheur ’distrait nos yeux.— Tels on aime au Jardin des Plantes,Tout en bernant un singe roux,Sentir les parfums de la serreSe prodiguer dans l’atmosphèreContre l’odeur des sapajous.
1868.
26 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, Paris, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources