Poésie de Charles coran, 1887
Un regret
la même
Oui, madame, épanchons deux âmes incomprises ;Notre espèce ici-bas manque d’affinités.La banale nature a commis deux méprises,Qui nous jeta sur terre en ces temps éhontés.
Rêvons loin de nos jours un rang qui nous convienne,Dans le passé trouvons un soit nous allant mieux ;Répondez : seriez-vous Sapho la Lesbienne,Ou Laure en des sonnets, ou Béatrix aux cieux ?
Non, vous contredisez l’éclat de leur mémoire,Pour choisir Raphaël. Alors, sans vous blâmer,Plus enclin à l’amour qu’attiré par la gloire,Je prends la Fornarine afin de vous aimer.
12 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources