Poésie de Charles coran, 1887· De 1846 a 1849
A un citoyen de 1848
Oui, votons pour Brutus, tout maître est un Tarquin.Des vaines majestés jurons l’ère finie ;Sur leur fausse grandeur qu’un tribun de géniePromène le niveau du droit républicain.
Mais vous, couvrez encor les vers de maroquin ;D’admirer les tableaux gardez votre manie ;Fêtez, comme autrefois, les marbres d’Ionie,Et même conservez vos vases de Pékin.
Guerre à la monarchie, et paix aux belles choses !Il vous faut des jardins où respirer des roses,Des parcs où les enfants dansent sous les rameaux.
Tandis qu’un vil flatteur de l’humanité brute,En haine des palais la ramène à la hutte,Restez par l’idéal le roi des animaux.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources