Poésie de Charles coran, 1887· De 1855 a 1857
Les doux yeux
Amoureux bien plutôt qu’aimant,Mon cœur ne se rend qu’à des charmes :J’ai quelquefois bravé les larmes.Jamais les doux yeux s’ exprimant.
Suis-je de 1er ? ils sont d’aimant ;Leur attrait m’arrache mes armes.Me trouvent-ils en des alarmes ?Ils font la paix dans mon tourment.
Comme l’ami de Célimène,Je sais trop la nature humainePour être prompt à l’estimer ;
Mais sitôt qu’un regard me touche,Je n’ai plus qu’amours sur la bouche :Mon cœur ne sait plus rien qu’aimer.
Inédit.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies de Charles Coran, LIBRAIRIE DES BIBLIOPHILES, 1887· numérisation archive.org· Sources